Vraie viande ou viande de synthèse : l’étiquette doit faire la différence

De la science-fiction ? Pas le moins du monde. Aux Etats-Unis, il est venu le temps où le consommateur veut savoir si sa viande est « vraie » ou de synthèse. ________...

De la science-fiction ? Pas le moins du monde. Aux Etats-Unis, il est venu le temps où le consommateur veut savoir si sa viande est « vraie » ou de synthèse.

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Ça fait peur ! Disons-le, c’est une situation digne d’un film de science-fiction qui pourrait se dérouler en…. 2018 ! En jeu : le fait d’être parfaitement informé sur la nature de la viande que le consommateur souhaite acheter : du 100% bœuf ou un ersatz de laboratoire. Et comme souvent avec ce genre de films, la scène se passe aux Etats-Unis.

Steak de boeuf ou de laboratoire donc, telle est la question. L'une des principales organisations agricoles américaines a apporté mardi 10 avril son soutien à une pétition réclamant un étiquetage différenciant mieux la viande animale des aliments à base de protéines végétales ou de cellules.

"Alors que de nouveaux produits se présentant comme une alternative au boeuf arrivent dans les rayons de nos magasins, l'Union nationale des agriculteurs (NFU) invite les autorités à établir de nouvelles obligations d'étiquetage permettant aux consommateurs de mieux faire la différence entre les produits bovins venant du bétail et ceux créés en laboratoire", écrit l'organisation dans un communiqué. "Nous nous inquiétons de l'arrivée d'aliments composés de sources protéines alternatives qui sont étiquetés et vendus comme +viande+", justifie son président Roger Johnson dans une lettre envoyée aux services en charge de la réglementation de la nourriture aux Etats-Unis en soutien à une pétition de l'Association des éleveurs bovins américains (United States Cattlemen's Association ou USCA). Même si la NFU appuie les agriculteurs développant des aliments à base de protéines végétales ou d'insectes, "toute nourriture doit être clairement identifiée afin de permettre aux consommateurs de choisir en toute conscience et aux producteurs de différencier leurs produits", affirme-t-il.

Jamais la question du statut de la viande et du « pourquoi » mange-t-on de la viande au 21e siècle n’a été aussi importante.

Autre source d'inquiétude selon l'organisation : le développement de produits utilisant des cellules animales et connus sous le nom de viande "in vitro", "biologique", "propre" ou "de culture". "Ces produits ne proviennent pas d'animaux nés, élevés et abattus de façon traditionnelle et ne devraient à ce titre pas être autorisés à être vendus comme viande", estime M. Johnson.

La pétition envoyée début février par l'USCA aux autorités met en avant l'absence de loi sur ce qui peut être actuellement appelé boeuf ou viande. Or, déplore l'association qui milite pour que cette appellation soit réservée aux produits issus de la chair d'animaux élevés traditionnellement, "certaines grandes entreprises vendant de la viande, aux Etats-Unis et à l'étranger, sont en train d'investir massivement dans la création de produits alternatifs pouvant en apparence et en goût ressembler à des produits bovins". Jamais la question du statut de la viande et du « pourquoi » mange-t-on de la viande au 21e siècle n’a été aussi importante.

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Sur le même sujet → Débat sur la viande : les chefs ont leur mot à dire / Faut-il encore demander la cuisson de la viande au restaurant ? / Le think tank Terra Nova appelle les Français à diviser par deux leur consommation de viande d’ici 20 ans

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Auteur → Rédaction Atabula, avec AFP Relaxnews / © DR

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