Après une longue période de silence, le COET MOF sort de sa retenue. Son président, Christian Forestier, s'exprime via un communiqué de presse publié ce matin. Il attaque clairement le collectif "100 MOF en colère" et assure qu'il propage de fausses informations et des mensonges calomnieux. Christian Forestier menace de poursuivre toute personne physique ou morale qui propagera de fausses informations ou qui tiendra des propos diffamants sur le COET MOF. 


"Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de MOF regroupés dans un collectif auto-baptisé « 100 MOF en colère » mènent une campagne de dénigrement contre l’association COET-MOF en diffusant de fausses informations et des mensonges souvent fantaisistes et parfois calomnieux.

Dans un souci de ne pas jeter sur la place publique trop d’éléments susceptibles de porter atteinte à l’excellente image, pleinement justifiée, qu’ont les MOF dans notre pays, le COET-MOF a volontairement eu, jusqu’à présent, sur cette campagne, une communication mesurée. Aujourd’hui, la persistance des attaques et leur reprise dans un certain nombre de médias nous amènent à apporter quelques précisions permettant d’appréhender les fondements de cette polémique.

Le COET-MOF est une association, bientôt centenaire, qui a été conçue pour organiser et contrôler l’ensemble du  processus conduisant à la délivrance du titre « Un des Meilleurs Ouvriers de France ». Elle regroupe des représentants de l’État, et plus particulièrement des ministères concernés (Education Nationale, Travail, Artisanat, Agriculture etc.), des partenaires sociaux, employeurs et salariés, des organisations interprofessionnelles et des personnalités qualifiées. Nous sommes actuellement au milieu du 26ème concours et plus précisément à la fin des épreuves qualificatives. Les épreuves finales auront lieu au dernier trimestre 2018. Les résultats seront proclamés au printemps 2019 avec toutes les attentions que méritent ces nouveaux lauréats. Précisons que pour cette cession, le COET-MOF a enregistré près de 3000 candidats pour environ 150 classes de métiers, chiffre à peu près constant depuis de nombreuses années. Le COET-MOF veille scrupuleusement à ce qu’il y ait jusqu’à 50% de MOF en titre pour organiser les épreuves, élaborer les sujets ou participer en tant que jury.

Garant de la qualité du titre reconnu par l’État, et de l’équité à laquelle ont droit tous les candidats, le COET-MOF se doit de veiller à faire en sorte que le processus ne puisse donner lieu à des recours en contentieux et ce, en lien avec le président du jury général, inspecteur général de l’Education nationale, indépendant de l’association. Ces  recours dont le nombre a tendance à augmenter sont  généralement dénués de fondements, mais pas toujours. Le COET-MOF doit donc particulièrement veiller à la qualité du processus d’élaboration des sujets, à la transparence des modes d’évaluation et au respect des règles de déontologie dans la composition et le fonctionnement des jurys.  Certaines habitudes et pratiques, contraire à la déontologie qui sied à tout examen ou concours, qui ont pu, à tort, être tolérées par le passé ne le sont plus aujourd’hui.

Alors que les épreuves qualificatives se déroulaient dans d’excellentes conditions dans la majorité des classes, le COET-MOF a été amené à interrompre provisoirement l’organisation des épreuves qualificatives de la classe des fromagers, et à ne pas proclamer les résultats de celles de la classe des charcutiers-traiteurs ; deux décisions parfaitement justifiées. Et, bien qu’il ne soit agréable pour personne de voir contester la qualité de son travail, rien ne justifie les faux procès et la diffusion de contrevérités.

On passera rapidement sur les affirmations les plus fantaisistes, telles que celle d’un COET-MOF ne comprenant que des fonctionnaires de l’Education nationale (un siège sur 21 au conseil d’administration) ou l’affirmation que le président du COET-MOF serait nommé par… le président de la République. Mais on ne peut accepter l’accusation très grave selon laquelle le COET-MOF voudrait baisser le niveau d’exigence requis. Non seulement ces propos sont dénués de fondements mais ils sont calomnieux et peuvent constituer un grave préjudice pour les futurs lauréats. À l’appui de cette affirmation certains arguments avancés démontrent soit une méconnaissance des choses, soit une réelle volonté de nuire. C’est ainsi que nous avons appris que nous avions pour objectif de qualifier cette année 3000 nouveaux MOF… pour 3000 candidats !!!! Difficile de caractériser une telle ineptie.

Autre précision, lors des résultats du 25ème concours en 2016, nous avons dépassé le 9000ème MOF depuis 1925 ; un rapide calcul montrera que cela signifie que depuis la création du titre, chaque session a permis de distinguer environ un peu plus de 350 lauréats, soit une sélectivité moyenne de l’ordre de 10%.

C’est sur la base de ce constat que nous avons été amenés à dire que pour le 28ème concours, qui correspondra avec le centenaire du titre, on pourrait peut-être honorer le 10 000ème MOF, en 100 ans ! Cet objectif sympathique s’est traduit par « le COET MOF veux décerner 10 000 MOF en 2025 ». Cette affirmation que l’on se refusera encore de qualifier, comme la précédente, est très révélatrice de ce qui anime nos frondeurs.

Le COET-MOF tient bien évidemment à remercier tous ceux qui, depuis le début de cette campagne, ont tenu à lui manifester leur soutien et plus particulièrement les nombreux MOF, membres de jury ou organisateurs. Il tient à rappeler que la garantie de l’Etat est le meilleur rempart contre la médiocrité. Peut-être certains souhaitent-ils s’approprier l’organisation du concours, sans avoir de compte à rendre à l’Etat certificateur, encore faut-il le dire ouvertement et en assumer toutes les conséquences.

Le financement du COET MOF fait l’objet de commentaires, et là aussi, tous les fantasmes sont permis. En toute transparence, le conseil d’administration du COET MOF valide un budget annuel de 800 000 €, dont les ressources sont réparties comme suit :

Les partenaires financiers représentent moins de 20 % des ressources, et toujours dans l’idée de plus de transparence, le COET MOF tient à préciser que l’ensemble de ces partenaires étaient déjà acteurs du concours par l’intermédiaire d’autres organismes non habilités. La question du financement privé du concours ne date pas du présent concours mais remonte déjà à plusieurs sessions où justement le COET MOF ne disposait d'aucun contrôle sur des initiatives personnelles relevant d'aucune transparence. La volonté du COET MOF pour ce 26e concours, de fournir toute la transparence sur son financement, explique en grande partie la réaction de ce mouvement des « 100 MOF en colère ».
C’est aussi l’occasion de confirmer que la société METRO n’est pas un partenaire financier du COET MOF.

Après cette mise au point, le président et tous les membres du bureau ont décidé d’attaquer toute personne physique ou morale  qui propagera de fausses informations ou tiendra des propos diffamants sur le COET MOF."

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Auteur → Rédaction Atabula / © DR

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