KM 0 / De Paris à Menton, Atabula a mangé la Nationale 7

Une longue série estivale et gourmande avec pour fil directeur une route qui n’existe plus, il fallait oser. De Paris à Menton par la nationale 7, Atabula est parti...

Une longue série estivale et gourmande avec pour fil directeur une route qui n’existe plus, il fallait oser. De Paris à Menton par la nationale 7, Atabula est parti à la rencontre des acteurs de la gastronomie française pour en savoir plus sur leur rapport à cette route mythique et sur leur propre histoire. Chefs, vignerons, producteurs, tous racontent une histoire singulière et souvent méconnue.

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Une longue série estivale et gourmande avec pour fil directeur une route qui n’existe plus, il fallait oser. Depuis fort longtemps, à force d’être délaissée au profit d’autres voies plus rapides d’une part, démembrée par la réglementation d’autre part, il ne reste plus grand-chose de la célèbre route chantée par Charles Trenet, longue de 996 kilomètres. Ne résiste désormais que des bouts, des traversées, des longues lignes droites et quelques virages. Ils rappellent très imparfaitement que, hier encore, la nationale 7 était la principale voie de transhumance, été comme hiver, pour passer du Nord au Sud en automobile. À une époque où la vitesse n’avait pas raison du rapport au territoire et où l’on ne se contentait pas d’un horrible sandwich sur une aire d’autoroute pour se sustenter.

Le flux s’est tari. Mais, l’histoire continue. La nationale 7 conserve ses afficionados, fait toujours vivre son petit musée, fait chanter les Français sur Radio Nostalgie et ravive des souvenirs aux automobilistes mélancoliques. Pourtant, n’allez pas croire que tout n’est que passéisme et défaitisme sur les routes débornées. Loin de là. Les villages sont toujours là, les commerces vendent encore, et les tables, grandes ou modestes, accueillent toujours les mangeurs. L’histoire ne s’efface pas d’un coup d’autoroute, et cet axe mythique conserve encore sa puissance d’attraction. L’ancienne artère névralgique s’est mue en voie certes moins pratique mais qui touche désormais à la mythologie de l’auto-mobilité nationale.  Et, aussi, à la grande histoire de la gastronomie française. Car que serait la Pyramide à Vienne, la Maison Pic à Valence ou la Maison Troisgros à Roanne sans elle ?  Voilà des questions qui ne pouvaient que passionner Atabula. Un déjeuner Chez Mémère, un apéritif chez et avec Pierre Troisgros, un diner chez Michel Chabran, une discussion avec Anne-Sophie Pic, un échange avec François Pralus, une halte dans un routier ou la découverte du meilleur pan bagnat à Nice, voilà quelques haltes culinaro-journalistiques que nous vous proposons cet été, du 19 juillet jusqu’à la fin du mois d’août.

De Paris à Menton, nous sommes donc partis à la rencontre des acteurs de la gastronomie française pour en savoir plus sur leur rapport – plus ou moins ténu - à la nationale 7. Chefs, vignerons, producteurs, tous racontent une histoire singulière et souvent méconnue.

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Sur le même sujetLien vers la série estivale "De Paris à Menton, Atabula a mangé la Nationale 7"

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Auteur → Franck Pinay-Rabaroust / © DR

One Comment
  • thierry.gontier
    18 juillet 2018 at 7:35
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    Bonjour,

    J’espère que vous n’oublierez pas La Beaugravière à Montdragon. Guy Julien a non seulement été l’inventeur du menu Truffes, mais sa carte de des vins est restée une référence dans la région, notamment sur les Châteauneuf du Pape. Patricia Wells, Robert Parker ou Michel Bettane étaient à la grande époque des habitués du lieu.

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