Sept (Toulouse) : bon, très bon même, mais (un peu) trop propre sur soi !

C’est le genre de table difficile à critiquer (au sens d’émettre un avis le plus juste possible). Tout y est ou presque : une demeure charmante, un accueil bien élevé,...
C’est le genre de table difficile à critiquer (au sens d’émettre un avis le plus juste possible). Tout y est ou presque : une demeure charmante, un accueil bien élevé, un cadre bien rangé et de bon goût, un service précis et une assiette parfaitement ficelée. Rien ne dépasse, de la précision avant toute chose, la petite main derrière le dos pour poser les plats, l’élocution des plats parfaitement identiques d’une table à l’autre, le sourire et une addition modeste au regard de la qualité générale de la prestation.

Le chef Guillaume Momboisse a décroché l’étoile l’an dernier (mais qu’une seule petite toque et un tout petit 12/20 au Gault Millau, injuste !) et c’est pleinement justifié. Ca ne vaut pas moins, ça ne vaut pas plus. Pas encore en tout cas.

Alors, pourquoi est-ce difficile de critiquer une telle table ? Parce que derrière cette prestation nette et sans erreurs, il manque le petite zeste de folie, un lâcher-prise salutaire, un twiste qui vous transporte un petit plus loin que l’assiette mais qui fait toute la différence. Reste que Sept est une grande table gastronomique en devenir, si elle ajoute de l’humain à la technique

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Sur le même sujet En images – Déjeuner à Sept (Toulouse) / Découvrez toutes les tables dans la rubrique Atabul’à table

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Pratique → 7 place Saint-Sernin, Toulouse (31000) – 0562300530 – www.restaurant-sept.fr

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Photographie → © FPR

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« Si on avait ébauché le sujet en montrant qu’ils pouvaient être à l’origine de produits qui allaient améliorer la santé humaine, les gens auraient compris l’intérêt des OGM ! La génétique moderne et notamment le Crispr-Cas permettent d’effectuer des changements ciblés sur des gènes. Certains gènes de la tomate sont par exemple très bénéfiques pour augmenter le taux d’antioxydants dans le fruit, mais ils ne sont pas exprimés, car la plante n’en a pas besoin. On peut maintenant réveiller ces gènes, dans une optique de bienfaits de santé pour les humains. Il faut prendre le meilleur de l’agriculture traditionnelle et biologique et le meilleur de la science moderne, sans rien exclure. »

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Louise Fresco, ex-dirigeante de la FAO et aujourd’hui présidente de la Wageningen University & Research (Pays-Bas) interrogée au sujet de l’alimentation dans les colonnes du Point. / Lire l’entretien sur Le Point

  • Un consommateur averti en vaut-il vraiment deux ?

    Il faut bien se rendre à l’évidence, l’être humain se doit de manger régulièrement et pour des raisons qui dépassent la simple gourmandise. Pour assouvir ce besoin vital, il lui faut se procurer des aliments au sein d’une société le plus souvent hyper moderne et organisée autour de l’idée...