Que sont-ils devenus ? Coup de projecteur sur trente ans de titre de Cuisiniers de l’année, de 1988 à 2019

De Michel Bras en 1988 à Alexandre Mazzia en 2019

Que sont-ils devenus ? Ont-ils été également reconnus par le guide Michelin ? Coup de projecteur sur trente années de titres du « Cuisinier de l’année », de 1988 à 2019.

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1988 – Michel Bras, Lou Mazuc (Laguiole)

Déjà titré deux ans plus tôt par le Gault&Millau, Michel Bras possédait deux étoiles Michelin depuis un an au sein de l’hôtel-restaurant familial Lou Mazuc. La première avait été décrochée en 1981. Il obtiendra ensuite trois étoiles dans son nouvel écrin (Le Suquet), rendues l’année dernière par son fils Sébastien.

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1989 – Jacques Chibois, Le Royal Gray (Cannes)

Installé depuis 1996 à La Bastide Saint-Antoine à Grasse, Jacques Chibois possède aujourd’hui une étoile au guide Michelin. L’année de son titre, il était auréolé de deux étoiles Michelin au Royal Gray à Cannes, qu’il avait obtenues en 1984. La première était tombée en 1982.

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1990 – Paul et Marc Haeberlin, L’Auberge de l’Ill (llhauesern)

Paul Haeberlin a décroché trois étoiles en 1967, avant de poursuivre l’aventure avec son fils Marc, qui maintient depuis ce niveau d’excellence. La première étoile avait été obtenue en 1952.

1990 – Bernard Loiseau, La Côté d’Or (Saulieu)

Cette même année, c’est un autre cuisinier de légende qui a été récompensé par le guide jaune. Bernard Loiseau a obtenu le titre un an avant les trois étoiles Michelin.

1990 – Marc Veyrat, Auberge de l’Eridan (Veyrier-du-Lac)

Marc Veyrat, qui a récupéré trois étoiles en 2018, possédait à l’époque deux étoiles Michelin et ce depuis 1987. La première était tombée en 1986.

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1991 – Michel Trama, L’Aubergade (Puymirol)

Toujours en poste à Puymirol avec deux étoiles au compteur, Michel Trama possède une étoile depuis 1981 lorsqu’il est distingué par le Gault et Millau. Il décrochera la troisième en 2004.

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1992 – Jean Bardet, restaurant Jean Bardet (Tours)

Aujourd’hui retiré des fourneaux, Jean Bardet avait déjà obtenu le titre de Cuisinier de l’année lorsqu’il était installé à Châteauroux en 1985, année de l’obtention de sa deuxième étoile. Il récidive donc depuis Tours en 1992, où il est s’était installé cinq ans avant.

1992 – Gérard Boyer, Les Crayères (Reims)

La même année, Gérard Boyer est couronné par le guide jaune alors qu’il est récompensé de trois étoiles par le guide rouge depuis 1979. Celui qui avait décroché sa première étoile en 1966 a rendu son tablier en 2004.

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1993 – Pierre Gagnaire, restaurant Pierre Gagnaire (Saint-Etienne)

Deuxième titre pour Pierre Gagnaire après celui obtenu en 1986. La même année, le chef multi-étoilé obtenait pour la première fois trois étoiles au guide Michelin. Il avait obtenu sa première étoile en 1981.

1993 – Jean-Michel Lorain, La Côte Saint-Jacques (Joigny)

Deuxième titre également pour Jean-Michel Lorain, cette fois-ci en solitaire (le premier avait été obtenu aux côtés de son père Michel en 1986). Actuellement double étoilé, le chef de Joigny possédait trois étoiles lorsqu’il a été distingué.

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1994 – Olivier Roellinger, Les Maisons de Bricourt (Cancale)

L’ex-chef des Maisons de Bricourt, grand spécialiste des épices, est toujours actif dans le monde de la gastronomie en tant que vice-président des Relais & Châteaux, mais il a laissé les fourneaux à son fils Hugo. Il a obtenu deux étoiles la même année que son couronnement par le Gault et Millau. La première était tombée dix ans plus tôt. 

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1995 – Roger Souveyrens, Scholteshof (Belgique)

Cinq ans avant de céder son hôtel-restaurant à son assistant, Roger Souveyrens devenait le premier Cuisinier de l’année belge au nez et à la barbe des chefs français. Il possédait à l’époque deux étoiles au guide Michelin.

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1996 – Patrick Henriroux, La Pyramide (Vienne)

Cette année-là, l’ancien bras droit de Georges Blanc achetait La Pyramide, mythique restaurant de Vienne où il avait obtenu une première étoile en 1990 puis la seconde en 1992. Il tient encore aujourd’hui son rang.

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1997 – Jacques Chibois, La Bastide Saint-Antoine (Grasse)

Deuxième titre pour Jacques Chibois, alors installé à son compte depuis un an à Grasse. Celui qui possède aujourd’hui une étoile avait été récompensé la première fois par le Michelin au Royal Gray de Cannes avant d’obtenir deux étoiles en 1984, maintenues jusqu’en 2011.

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1998 – Jacques et Laurent Pourcel, Le Jardin des Sens (Montpellier)

Directement entré au guide Michelin avec deux étoiles en 1990, les frères Pourcel obtenaient cette année-là leurs trois étoiles. En attendant de s’installer place de la Canourgue à Montpellier, les Héraultais tiennent un restaurant éphémère non étoilé. 

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1999 – Guy Martin, Le Grand Véfour (Paris)

Étoilé pour la première fois en 1985, Guy Martin possédait deux étoiles lorsqu’il a été fait Cuisinier de l’année. Il obtiendra la troisième l’année suivante, avant de la perdre en 2008. 

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2000 – Bruno Oger, La Villa des Lys (Cannes)

Doublement étoilé depuis 2011, l’ex-second de Georges Blanc affichait une étoile au sein du restaurant cannois de La Villa des Lys depuis trois ans quand le Gault et Millau l’a primé. Il a aujourd’hui deux étoiles Michelin à La Villa Archange.

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2001 – Régis Marcon, restaurant Régis Marcon (Saint-Bonnet-le-Froid)

C’est en 1990 que Régis Marcon, actuellement triple étoilé au Michelin, a obtenu sa première étoile. À l’époque de son titre, il avait deux étoiles.

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2002 – Nicolas Le Bec, Les Loges (Lyon)

Installé à Shanghai depuis 2012, Nicolas Le Bec n’a plus d’étoile Michelin. Il en possédait une lorsque le Gault et Millau a décidé d’en faire son Cuisinier de l’année.

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2003 – Michel Troisgros, restaurant Troisgros (Roanne)

La première étoile de la saga Troisgros est tombée en 1957. La troisième, obtenue en 1968, n’a jamais cessé de briller depuis.

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2004 – Jean-Paul Abadie, L’Amphitryon (Lorient)

Lorsqu’il a été désigné Cuisinier de l’année, Jean-Paul Abadie était étoilé Michelin depuis 1990 et possédait deux étoiles depuis 2002, qu’il a tenues jusqu’à son dernier service, en 2017.

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2005 – Pascal Barbot, L’Astrance (Paris)

Étoilé par le Michelin seulement cinq mois après l’ouverture de L’Astrance, en 2000, Pascal Barbot en possédait deux l’année de son titre de Cuisinier de l’année. Il décrochera la troisième en 2007.

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2006 – Thierry Marx, Cordeillan-Bages (Pauillac)

L’actuel chef du Mandarin Oriental a fait son entrée dans le cercle des étoilés Michelin en 1988, lorsqu’il était à la tête du restaurant Roc en Val à Montlouis-sur-Loire. Il est double étoilé depuis 1999.

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2007 – Jean-François Piège, Les Ambassadeurs – Hôtel de Crillon (Paris)

Arrivé en 2004 à l’Hôtel de Crillon en tant que chef du restaurant Les Ambassadeurs, Jean-François Piège récolte deux étoiles Michelin l’année suivante. C’est donc en tant que chef double étoilé qu’il est gratifié du titre de Cuisinier de l’année.

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2008 – Jean-Luc Rabanel, L’Atelier Rabanel (Arles)

Étoilé pour la première fois en 1999, Jean-Luc Rabanel possède une étoile Michelin dans son Atelier Rabanel d’Arles l’année de son titre. Il obtiendra deux étoiles l’année suivante et les maintient aujourd’hui.

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2009 – Mauro Colagreco, Mirazur (Menton)

L’Italo-Argentin a reçu sa première étoile en 2007, puis la deuxième en 2012. Un niveau maintenu depuis par le chef du Mirazur.

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2010 – William Ledeuil, Ze Kitchen Gallery (Paris)

Le chef parisien a conquis sa première et unique étoile Michelin en 2008.

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2011 – Edouard Loubet, La Bastide de Capelongue (Bonnieux)

Edouard Loubet a obtenu sa première étoile en 1996 et la seconde, qu’il maintient depuis sans discontinuer, l’année suivante.

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2012 – Michel Portos, Le Saint-James (Bouliac)

Non étoilé au guide Michelin depuis la récente fermeture du Malthazar (Marseille), Michel Portos avait obtenu sa première étoile en 2001 à Perpignan (restaurant Côté Théâtre) puis une deuxième au Saint-James à Bordeaux, en 2009.

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2013 – Philippe Labbé, L’Abeille – Hôtel Shangri-Lâ (Paris)

Au Château de Bagnols, en Beaujolais, Philippe Labbé avait obtenu une première étoile en 2001. L’année de son titre de Cuisinier de l’année, il venait de poser ses casseroles au Shangri-Lâ et avait obtenu deux étoiles dans l’édition 2012 du guide Michelin. Actuel chef de la Tour d’Argent, il possède une étoile.

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2014 – Arnaud Lallement, L’Assiette Champenoise (Tinqueux)

Pour la première fois étoilé en 2001 aux côtés de son père, Jean-Pierre, Arnaud Lallement est devenu Cuisinier de l’année en 2014, qui est aussi l’année de la consécration des trois étoiles au guide Michelin. Un rang qu’il tient depuis lors.

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2015 – Yannick Alléno, Pavillon Ledoyen (Paris)

Double étoilé au Scribe en 2002, Yannick Alléno a été couronné par le Gault et Millau l’année où il a succédé à Christian Le Squer au Pavillon Ledoyen. Sept mois après, le guide rouge lui décernait trois étoiles en sa nouvelle demeure.

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2016 – Alexandre Gauthier, La Grenouillère (La Madelaine-sous-Montreuil)

Double étoilé depuis l’édition 2017 du guide Michelin, Alexandre Gauthier a décroché sa première étoile en 2008, après avoir repris l’établissement familial en 2003.

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2017 – Alexandre Couillon, La Marine (Noirmoutier)

Le chef qui fait briller la presqu’ile de Noirmoutier est auréolé de deux étoiles au Michelin depuis 2013. Il avait gagné sa première étoile en 2007. Il fait partie des cuisiniers susceptibles de décrocher la troisième étoile.

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2018 – Jean Sulpice, Auberge du Père Bise (Talloires)

Le Cuisinier de l’année 2018 a obtenu sa première étoile à 26 ans. C’était en 2006, à l’Oxalys (Val Thorens). Acquéreur de la mythique auberge du Père Bise à Talloires en 2017, il possède deux étoiles au guide rouge.

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2019 – Alexandre Mazzia, AM (Marseille)

Le Marseillais a reçu sa première étoile au guide Michelin en 2015. Depuis, son ascension est fulgurante et semble ne pas s’arrêter. Apprécié de la critique, pleinement reconnu par le Gault&Millau, il est également suivi par le Michelin. L’an dernier, la deuxième étoile avait été évoquée. Pas impossible qu’elle tombe cette année.

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Photographie → © DR

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