La gastronomisation des Hauts-de-France est lancée : explications avec la vice-présidente de la région

Comme nous l’écrivions récemment, la région Hauts-de-France aspire à devenir une grande destination gastronomique. Les élus se réunissaient en séance plénière, jeudi 22 novembre, pour valider une feuille de route en la matière. Florence Bariseau, vice-présidente de la région en charge du tourisme, explique la méthode qui va être employée ainsi que les premiers objectifs et échéances à venir.

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Atabula – Comment cette prise de conscience gastronomique de la région Hauts-de-France a-t-elle émergé ?

Florence Bariseau – Le point de départ, c’est d’abord la naissance de la région et la volonté de bâtir avec les différents acteurs une véritable stratégie touristique. Pour savoir où l’on va, nous avons tenté de dresser un portrait identitaire de nos habitants. Cela nous a permis de mettre le doigt sur un certain manque de revendication : les gens aiment leur région mais n’en sont pas suffisamment ambassadeurs. Or, nous misons tout autant sur le tourisme intérieur que sur les touristes d’ailleurs.

Le public interrogé a-t-il particulièrement insisté sur la nécessité de mettre en valeur la gastronomie locale ?

Non, ce constat est venu des professionnels et d’éléments extérieurs à la région. Nous ne sommes pas identifiés comme étant une région gastronomique alors que nous avons des atouts. Les Lyonnais ont leurs bouchons, nous, nous avons nos estaminets. Globalement nous avons les personnages, les lieux, mais on n’a pas encore écrit d’histoire pour les raconter.

Concrètement, qu’allez-vous mettre en place ?

Premièrement, nous souhaitons que les jeunes talents restent dans les Hauts-de-France. D’où la nécessité de créer une communauté gastronomique dynamique. Les associations de chefs existent, mais elles sont très territorialisées. Nous disons à ces réseaux ‘parlez vous pour faire un grand réseau’. Une plateforme mettant en relation chefs et étudiants – à commencer par ceux du lycée hôtelier du Touquet – sera donc mise en place. La région participera à son financement, mais il faut encore que l’on détermine un fil conducteur. Le lycée du Touquet devrait être le porteur de cet appel à projet. D’autre part, 77 000 euros ont d’ores-et-déjà été alloués à l’association Mange Lille (qui organise le festival du même nom à Lille, ndlr) avec plusieurs objectifs : créer un storytelling sur la gastronomie des Hauts-de-France ainsi qu’un kit média, puis organiser des voyages de presse. Mange Lille pensera également la création d’un futur trophée des jeunes talents régionaux et s’emploiera à dupliquer son festival dans d’autres villes des Hauts-de-France. Par exemple, un Mange Amiens pourrait voir le jour. L’association L’Echappée Bière a aussi bénéficié d’une somme de 35 000 euros avec pour objectif de fédérer le réseau des micro-brasseurs locaux.

Quid des routes et des labels prévus ?

Une route des estaminets va être mise en place. En Flandre, huit estaminets viennent d’être labellisés. Il va s’agir pour la région de mettre en lumière ce genre d’initiatives, puis de les valoriser à l’échelle régionale.

Pouvez-vous évaluer le budget consacré à la gastronomie par les Hauts-de-France ?

Comment nous fonctionnons par appels à projets et contrats de rayonnement du territoire, il va falloir identifier tout ce qui relève de la gastronomie sur un budget total de 9 millions d’euros pour le tourisme dont 1,5 million en investissement. Or nous ne sommes qu’au début du processus de valorisation.

Vous fixez-vous des objectifs précis, comme par exemple une hausse du nombre de restaurants étoilés à échéance donnée ?

Notre objectif premier est de garder les talents sur notre territoire. Si nous obtenons de nouvelles étoiles, c’est que nous aurons réussi. Mais il n’y a pas que les étoiles. Par exemple à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais), outre La Grenouillère, on trouve un nombre impressionnant de restaurants atypiques et qualitatifs qu’il faut valoriser. Les prochaines échéances fixées sont l’écriture du storytelling, attendu pour le premier semestre 2019. Les voyages de presse devraient débuter au cours du deuxième semestre. Sur ce point, je vais veiller à ce que l’ensemble de la région soit représentée, et pas seulement la métropole lilloise.

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À lire également → Les Hauts-de-France veulent devenir une “grande destination gastronomique”, “Vallée mondiale de la gastronomie” : guéguerre politique de Dijon à Valence

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Photographie → @florentladeyn

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