Les 35 plus belles bûches de Noël de 2013 à 2018

Toutes les formes, toutes les couleurs, toutes les inspirations et à tous les prix

La bûche est devenue artistique. Au fil des années, les pâtissiers s'amusent (ou pas) à imaginer des desserts de plus en plus fous visuellement et gustativement. Comme toujours, il y en a pour tous les goûts. Présentation des 35 bûches les plus remarquables de 2013 à 2018.

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2018

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Du grand art ! Maxime Frédéric, le chef pâtissier de l'hôtel cinq étoiles, a réalisé une véritable sculpture en chocolat qui s'emboîte pour former une grande pomme de pin ultra-gourmande. Pas moins de 210 écailles d'or noir originaire de Madagascar structurent cette oeuvre d'art (qui n'est pas sans rappeler son célèbre vacherin). Grâce à un jeu de superposition, la pomme de pin dévoile au milieu plusieurs parts de bûche aux saveurs réconfortantes : pignons de pin, caramel, bois fumé, glace infusée au bois fumé, croustillant au pignon de pin caramélisé. Des bonbons au chocolat et confit aux agrumes, avec des éclats de sablé chocolat fleur de sel viennent ajouter toujours plus de régression. Le dessert se dégustera à l'heure du tea time au Four Seasons George V à partir du 28 novembre durant de la période de l'Avent. Il sera aussi dégusté au restaurant "Le Cinq" lors du réveillon de Noël / 95 euros

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Voilà un dessert poétique signé Dominique Costa pour le Peninsula Paris. Dans un écrin en chocolat, la bûche aux lignes recourbées tel un drap qui envelopperait le gâteau suscitera l'intérêt des chocoholics en quête de revisite osée. La mousse au chocolat est fumée au bois de santal. Son caractère est contrebalancé par un coeur fondant de mandarine et fruit de la passion. La texture craquante vient d'un croustillant au sarrasin, lui-même surmonté d'une crème à la confiture de lait / Prix : 98 euros (sur réservation 48h à l'avance du 17 au 31 décembre)

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Le grand chocolatier, dont on connaît la passion pour l'évasion, rend hommage à ses voyages dans sa collection de fêtes cette année, dont les bûches sont toutes plus photogéniques les unes que les autres. C'est la bûche "Venezia", clin d'oeil à la Sérénissime qui en jette autant visuellement qu'en bouche. Jean-Paul Hévin revisite à sa façon le tiramisu, avec une mousse, une dacquoise aux noisettes, un biscuit punch au café et une mousse au chocolat noir 74% de cacao grand cru de Colombie / Prix : 43 euros pour 7 personnes.

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Yann Menguy, le pâtissier rock'n roll de Montmartre propose un jeu mystérieux pour les fêtes avec ce trompe-l'oeil en forme de boîte secrète, dont une clé d'or au centre incite à imaginer mille et une histoires. L'écrin est conçu en chocolat 42%, dont les notes de fruit de la passion se marient aux noisettes grillées et au chocolat au lait du dessert / Prix : 75 euros pour 6/8 personnes (uniquement sur commande).

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Frédéric Cassel, l'ancien président de l'association de la haute pâtisserie, Relais Desserts, associe deux thèmes phares de Noël : le blanc, de la neige, et le cube (le jouet). Le pâtissier de Fontainebleau construit sa bûche ludique rehaussée de la rose des vents avec les points cardinaux grâce à un biscuit sacher, un crémeux chocolat et framboise ainsi qu'une mousse au chocolat Illanka 63% Pérou. Le cube est posé sur les bois d'un cerf, représentant des animaux du grand froid auxquels le chef rend hommage avec ce dessert / Prix : 72 euros pour 8 personnes

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Noël ne serait pas Noël sans une hotte de jouets au pied du sapin et ses ballotins de chocolat. Le chef pâtissier du palace asiatique, Mickaël Bartocetti, est parvenu à associer ces deux thématiques fortes en imaginant un petit train, référence à un jouet en bois que son grand-père avait offert à son papa. Le bolide est conçu en mousse au chocolat infusée à la citronnelle, relevée par un confit de banane à la vanille et citron vert. Le petit train repose sur un croustillant à la cacahuète et fleur de sel ainsi qu'un biscuit chocolat sans farine. Dans la cheminée, on trouve du praliné cacahuète tandis que des truffes au chocolat et citron vert ont été chargées dans le chariot / Prix : 128 euros pour 8 personnes (à emporter au restaurant la Bauhinia du 5 au 25 décembre à réserver 72 heures à l'avance)

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2017

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Cédric Grolet réinterprétait l'un de ses desserts phare, le Rubik's, avec les saveurs de Noël. Plusieurs parfums sont embarqués dans cette version gourmande du célèbre casse-tête des années 70 : cube marron ou noix de coco, cube amande/coriandre, cube chocolat/truffe, cube citron/menthe fraîche. Seuls cent exemplaires étaient disponibles à la vente, du 6 au 25 décembre 2à&7, à l'Hôtel Le Meurice, Paris, où officie Cédric Grolet. Le Rubik's a été servi au restaurant le Dali, du 6 décembre 2017 au 1er janvier 2018 / Prix : 160 euros sur place / 220 euros à emporter

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Le chef pâtissier Yann Couvreur continue d'aduler son animal fétiche, le renard, pour célébrer les fêtes de fin d'année en 2017. L'animal est recroquevillé et est dupliqué pour constituer une bûche complète. Trois parfums ont été choisis : marron/cassis, chocolat/praliné, vanille/mangue / Prix : 6,80 euros en individuel / 35 euros pour 5 personnes

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Le chef pâtissier du Ritz, François Perret, proposait en 2017 une bûche ludique qui mettait à l'honneur le père Noël. Le bonnet rouge et la longue barbe blanche du personnage se dévoile dans un long coffret que les hôtes du célèbre palace recevront lors d'un séjour pendant les fêtes de fin d'année. Ce dessert sculpté à la main est une gourmandise au goût de biscuit marbré, d'une mousse vanille et d'un coeur caramel aux pépites de chocolat / Prix : 110 euros pour 5 personnes

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Le pâtissier Yann Menguy emmènait en voyage vers le pôle Nord, avec une bûche en forme de banquise. Le dessert repose sur un biscuit vanille et amande, associé à un confit de mandarines corses, un praliné pécan-fleur de sel et un mousseux vanille de Madagascar / Prix : 68 euros pour 6 à 8 personnes

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Le chef pâtissier du Shangri-La Hotel, Michaël Bartocetti, a surpris son monde en 2017 avec une bûche sculpturale, sur le plan gustatif comme esthétique. Le dessert est en fait une toupie, évocation aux jouets de Noël. Le socle est un mendiant aux fruits secs et noix. La toupie est construite de plusieurs couches qui alternent textures et saveurs, autour du chocolat Madong de Papouasie/Nouvelle Guinée, d'un praliné noisette à l'ancienne avec un gianduja crémeux et pain d'épices / Prix : 118 euros

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Le pâtissier Christophe Michalak a gardé son ton rock'n roll avec une bûche signature en forme de guitare. L'instrument se révèle être en fait un croustillant praliné coco, un crémeux chocolat noir, un biscuit sans farine, et une mousse coco allégée d'un confit mangue-passion / Prix : 125 euros pour 8 à 10 personnes

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Le "Picasso de la pâtisserie" Pierre Hermé a collaboré avec la céramiste Sylviane Lüscher pour composer sa bûche de Noël. L'homme a créé un biscuit viennois au chocolat, surmonté d'une crème chantilly au chocolat noir et à la framboise, avec une compote de framboises et des sablés au chocolat noir à la fleur de sel. Le dessert de fête s'insère dans une sculpture en argile / 390 euros pour 8 personnes

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Impressionnante bûche d'Angelo Musa au Plaza Athénée en 2017. On n'y voit que du feu, ou plutôt que du bois, avec la bûche de Noël du Meilleur Ouvrier de France et de son chef exécutif Alexandre Dufeu. Le gourmand parierait volontiers qu'il s'agit d'un rondin de bois, fendu ici et là. Et pourtant, l'écorce de chocolat recouvre une partition construite autour d'un biscuit cacaoté, un croustillant amandes-noisettes, un crémeux chocolat au lait de Madagascar et une mousse à l'infusion de grué de cacao. Le tout est relevé par une gelée exotique banane et gingembre / 110 euros pour 6 personnes

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La chef pâtissière Florence Lesage du Westin Paris-Vendôme proposait une promenade en forêt avec une bûche composée de rondins de bois, comme si plusieurs arbres avaient été coupés. La composition se révèle être une association de chocolat, d'amande, de noisette et de cassis. Le dessert repose sur un biscuit Sacher au chocolat 66% de cacao et un caviar de noisettes torréfiées / 80 euros pour 6 à 8 personnes

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2016

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Mickaël Bartocetti, chef pâtissier du Shangri-La Hotel, qui exécute des desserts millimétrés en utilisant peu sucre, dévoilait sa passion pour le design avec un sapin rouge vif aux traits graphiques. La création révèle un croustillant à la noisette et au riz soufflé, enrobé d’une mousse à la vanille légèrement parfumée à la fleur d’oranger, un biscuit amandes et noisettes du Piémont et un caramel coulant aux noisettes avec une pointe de citron / Prix : 108 euros pour 8 personnes.

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Nicolas Cloiseau, le chef de la Maison du Chocolat, a sculpté une bûche de Noël artistique qui prend du volume grâce à six couvertures différentes de chocolat déclinées en 17 plaques. Pour la gourmandise, le pâtissier a préparé une mousse grenade, associée à un biscuit viennois au cacao roulé de marmelade passion/mangue/citron vert, avec un cœur de compotée de litchi et morceaux de fruits. Le tout repose sur un croustillant praliné amande/noisette/crêpe dentelle et biscuit noisette au citron vert /Prix : 95 euros pour 6 à 8 personnes.

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Une bûche maligne et parfaitement exécutée. Le dessert de la chef trois étoiles Anne-Sophie Pic reproduit les célèbres cabines de téléphone rouges londoniennes pour construire sa bûche de Noël et rappeler l’ouverture de son restaurant dans la capitale britannique. Cette réalisation très travaillée propose aussi des parfums subtils avec la cerise griotte, la bière, la feuille de cannelier et le miel hydromel comme partition.

Prix : 54 euros / 6 à 8 personnes

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Le chef pâtissier du Meurice Cédric Grolet, récompensé par l’association Relais Desserts en septembre 2017 du titre de « meilleur chef pâtissier de l’année », est un maître dans l’art de l’imitation. Pour Noël, il s’est inspiré de son ingrédient fétiche, la noisette, travaillée en craquant et en mousse, pour créer une bûche cachée dans ce qui apparaît être une papillote. Un noeud gourmand en chocolat ajoute une touche féminine au dessert.

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2015

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Le chef pâtissier Christophe Michalak a composé une oeuvre d’art pour le Plaza Athénée où il officiait encore en 2015. Le gâteau reproduit les moindres détails d’un fourneau professionnel, y compris la sauteuse, la casserole et la marmite. Du torchon jusqu’aux plaques de cuisson, tout y est. Côté goût, un croustillant gianduja soutient un biscuit moelleux, une marmelade de mandarine et une mousse au chocolat lactée aux notes de thé Earl Grey / 125 euros pour 6 personnes

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Le sous-chef pâtissier du restaurant Le Diane, à l’hôtel parisien Le Fouquet’s, s’est souvenu du carrousel et des chevaux de bois de son enfance. Dans cette version pour adultes, le manège est un fin sablé reconstitué, réalisé sans farine. Un biscuit amande et une mousse coco s’alternent, avant de dévoiler un coeur de framboise / 95 euros pour 8 personnes.

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Un travail d’orfèvre ! Le traiteur Lenôtre s’est associé à Pascale Mussard, la directrice artistique de petit h, l’atelier de création et le laboratoire de recherche de la marque Hermès. Tout le contenu d’un plan de travail de couturier construit cette bûche étonnante. On croirait de vrais cuir, bobine de fil ou nuancier. Et pourtant, tout se dévore ! Le dessert est en réalité un millefeuille, à base de mousse et de ganache yuzu/chocolat, d’un biscuit succès, d’une compotée épicée d’agrumes / 130 euros pour 6 personnes.

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La vieille boutique parisienne connue pour ses confiseries et ses chocolats a imaginé une véritable histoire autour d’un renne, baptisé Claude. Visiblement, l’animal fétiche du père Noël semble coincé dans la cheminée de cette bûche, sur laquelle on aperçoit l’empreinte de ses sabots sur le toit. Le dessert est glacé et associe le chocolat à la vanille et aux éclats de noix de pécan caramélisées, à une meringue aux amandes et à un biscuit shortbread / 47 euros pour 6 à 8 personnes

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La bûche de Noël de la seule femme-chef aux trois étoiles en France, Anne-Sophie Pic, confirmait en 2015 son intérêt pour la nature. Le dessert est un mur végétal, en trompe-l’oeil. Les gourmands se délecteront d’une mousse aux éclats de chocolat, d’un biscuit punché à l’estragon et de notes de menthe et de basilic / 65 euros pour 6 à 8 personnes.

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2014

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Le restaurant historique, où officie le chef Guy Martin, bouscule les codes de Noël et transforme sa bûche en bouteille de champagne. Le dessert se compose de coing, de mandarine, d'une saveur de kaki relevé du Champagne Ruinart rosé / Prix : 58 euros pour 6 personnes

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Voilà la bûche moscovite version Café Pouchkine. Haut lieu du raffinement gourmand, le Café Pouchkine à Paris propose un clin d'oeil à ses racines russes en travaillant une bûche aux allures de Kremlin. Le dessert, tout en volupté, se compose de plusieurs dômes et s'intitule "Place Blanche". Une fine mousse de chocolat dissimule un coeur fondant au caramel, reposant sur un biscuit fondant au cacao relevé d'une pointe de sel.

Prix : 96 euros pour 8 personnes

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Le Chef pâtissier du Shangri-La Hôtel, François Perret (désormais au Ritz), comptait sur la féérie de Noël pour faire succomber les gourmands. Il transforme la bûche en traîneau, qui prend appui sur un socle de chocolat au lait. Les rennes sont fabriqués en chocolat noir. Le dessert révèle en fait un biscuit sans farine, qui se fond dans un crémeux de chocolat blanc et une marmelade d'orange faite maison /Prix : 108 euros pour 5 personnes

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Le chef pâtissier Stéphane Tranchet, qui officie aux fourneaux du restaurant du Burgundy, symbolise Noël par l'étoile qui embellit le sapin à son sommet. La bûche prend la forme de six branches, soit autant de parts individuels. Le gâteau est un sablé à la farine, avec un croustillant torréfié et une bavaroise aux poires, le tout agrémenté d'un biscuit pâte d'amande fumée au bois du sapin / Prix : 90 euros pour 6 personnes.

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Magnifique malle du Grand Hôtel du Palais Royal. Pour la première fois, le Grand Hôtel du Palais Royal propose une bûche de Noël. Le dessert de Jean-Yves Bournot prend la forme d'une malle, composée d'une ganache en chocolat, reposant sur un biscuit joconde. Les ferronneries sont en chocolat /Prix : 60 euros pour 4 à 6 personnes

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2013

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Le traiteur Dalloyau signe une bûche baptisée "créations", qui souligne la fraîcheur de la bergamote. Le dessert se déguste en deux temps. Le premier est une mousse de chocolat au lait parfumée aux agrumes, alliée à une crème de meringue et une compotée de bergamote fraîche, le tout reposant sur une base craquante composée d'un croustillant de macarons et de noisettes grillées. Des confiseries parfumées au citron et à la bergamote viennent terminer la gourmandise / Prix : 110 euros

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Pierre Marcolini s'attaque à un nouveau lieu parisien incontournable pour les amoureux de l'art contemporain : le Palais de Tokyo. Tout y est : les colonnes et le relief des fresques de la façade, sur cette bûche en forme d'hommage. Cette oeuvre d'art gourmande n'en reste pas moins un dessert de fête, caché sous une coque de chocolat noir. La bûche est une meringue au café, accompagnée d'un croustillant de pistache aux fruits rouges, un biscuit pain de Gênes aux agrumes, une confiture de marron de saison et une mousse légère au café / Prix : 150 euros pour 10 personnes

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En 2013, la bûche de Pierre Hermé était sur un ton... optimiste. Le grand pâtissier décline le thème du bonheur avec une création nommée "La vie est belle". Sur une pâte à sablé breton repose une mousse au chocolat blanc et aux zestes de citron vert, un biscuit au citron vert imbibé de purée de fruit de la passion, une compote de rhubarbe, et une compote de fraises crues et cuites / Prix : 85 euros pour 6 personnes

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Étrange bûche loufoque de Jean-Paul Hévin. Le chocolatier enferme son dessert de fête dans une cage en chocolat. Les gourmands se partageront la recette d'un biscuit aux amandes et chocolat, une mousse au chocolat noir au jus de fruit de la passion et poivre de lune / Prix : 56 euros pour 6 à 8 personnes

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Conçue par le collectif suédois, Front, un trio de créatrices, la bûche de Häagen-Dazs est plutôt un nuage gourmand. Il se déguste de deux façons. Dans sa version "aube", il est rose et s'appuie sur un biscuit au chocolat blanc, surmonté de deux crèmes glacées "Marc de Champagne Truffle" et "Belgian Chocolate". Le coeur est un Marc de Champagne parfumé à la rose et un biscuit macaron aux amandes. Pour le format "crépuscule", la recette marie les parfums Dulce de Leche et Cookies and Cream et ajoute un biscuit macaron au chocolat ainsi qu'une sauce caramel au beurre salée. Le tout sur un biscuit croustillant au chocolat au lait / Prix : 49 euros pour 6 à 8 personnes

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Pierre Mathieu du Mandarin Oriental, à Paris a monté un croustillant chocolat noisette, un crémeux au chocolat au lait et mousse au chocolat noir légèrement praliné, un biscuit imbibé de sirop de Chartreuse, un biscuit aux amandes pour l'enrobage et de quelques pépites de streusel. Le tout formant un 8, référence au chiffre symbole de la chance de la culture chinoise /Prix : 118 euros pour 6 personnes

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Photographie → © DR

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