Les petits paysans brésiliens sous la menace Bolsonaro

L'agriculture intensive et la déforestation ont de beaux jours devant eux au Brésil

Le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), l’un des plus importants mouvements sociaux d’Amérique Latine avec pas moins de 500 000 familles sympatisantes, réclame depuis le milieu des années 80 une redistribution des terres cultivables en faveur des petits paysans et d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Déjà fortement entravé par la corruption et la puissance de l’agrobusiness, le mouvement devra faire face, dès janvier prochain, à la prise de pouvoir du nouveau président élu, Jair Bolsonaro. L’homme propose ni plus ni moins de classer le MST « organisation terroriste ». Au Brésil en 2009, 84% des exploitations pratiquaient une agriculture familiale et employaient 12,3 millions de personnes sur 24% des terres cultivables. Et selon un rapport plus récent de l’ONG Oxfam, 1% des propriétaires brésiliens détenaient, en 2016, 45% des terres agricoles. Si le quotidien des paysans brésiliens prônant une agriculture plus respectueuse de l’environnement n’est déjà pas rose au Brésil, on imagine les dégâts à venir sous l’ère Bolsonaro (source : Alimentation Générale).

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Photographie → © DR

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« Si on avait ébauché le sujet en montrant qu’ils pouvaient être à l’origine de produits qui allaient améliorer la santé humaine, les gens auraient compris l’intérêt des OGM ! La génétique moderne et notamment le Crispr-Cas permettent d’effectuer des changements ciblés sur des gènes. Certains gènes de la tomate sont par exemple très bénéfiques pour augmenter le taux d’antioxydants dans le fruit, mais ils ne sont pas exprimés, car la plante n’en a pas besoin. On peut maintenant réveiller ces gènes, dans une optique de bienfaits de santé pour les humains. Il faut prendre le meilleur de l’agriculture traditionnelle et biologique et le meilleur de la science moderne, sans rien exclure. »

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Louise Fresco, ex-dirigeante de la FAO et aujourd’hui présidente de la Wageningen University & Research (Pays-Bas) interrogée au sujet de l’alimentation dans les colonnes du Point. / Lire l’entretien sur Le Point

  • Un consommateur averti en vaut-il vraiment deux ?

    Il faut bien se rendre à l’évidence, l’être humain se doit de manger régulièrement et pour des raisons qui dépassent la simple gourmandise. Pour assouvir ce besoin vital, il lui faut se procurer des aliments au sein d’une société le plus souvent hyper moderne et organisée autour de l’idée...