450 articles de presse, 15 télés et 10 radios : la parole trois étoiles de Christophe Bacquié

Quatrième épisode du feuilleton autour de Christophe Bacquié et de sa première année "trois étoiles".
FEUILLETON / MCHELIN / BUSINESS
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Depuis quelques années, son nom revenait en boucle pour obtenir le Graal Michelin. La troisième étoile Michelin, Christophe Bacquié l’a attendue, attendue… et puis elle est arrivée en février 2018. A l’occasion du nouveau palmarès Bibendum à venir le 21 janvier prochain, Atabula revient avec le cuisinier de 46 ans sur « son » année Michelin. Dans ce quatrième épisode, retour avec Christophe Bacquié sur sa médiatisation et communication.
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« Lors de la cérémonie, une fois que ça tombe, tu es accaparé par la presse. Je me souviens d’avoir voulu aller saluer Frédéric Anton mais les journalistes me disaient ‘non, non’, restez’. J’y suis quand même allé. Médiatiquement parlant cette année ? Un tsunami… J’ai été bien aidé par nos attachées de presse (contactée, l’agence Melchior qui a travaillé avec l’Hôtel du Castellet de 2011 à 2018 indique que les trois étoiles Michelin de Christophe Bacquié ont généré 450 articles dont 50 dans la presse étrangère, 1 000 brèves et 25 sujets télé et radio, ndlr). D’autant que ce n’était pas la première fois qu’elles géraient ça (Éric Frechon en 2009 et Emmanuel Renaut en 2012, ndlr). Un exemple de cette folie : le magazine YAM, où je désespérais de passer, m’offre d’un coup la moitié de ses pages. Mon envie, ce que j’espère transmettre, plus que la cuisine, ce sont ses valeurs de travail notamment. Dire que même en partant du bas de l’échelle, on peut réussir. Au moment de la saison estivale, nous voulions rester concentrés donc nous n’avons plus participé aux sollicitations des médias. Au-delà de l’activité intense sur cette période, nous avions un gros mariage plus le Grand Prix de Formule 1 juste derrière. J’ai refusé beaucoup de demandes aussi dans l’année pour être présent en cuisine. Si je rate trois services sur un an, c’est énorme.

Quand je prenais la parole, je n’avais pas d’appréhension parce qu’il n’y avait pas de question piège… Bien sûr que ce n’est pas naturel de parler devant une caméra mais j’essaie de le faire naturellement. Je suis entier dans tout, c’est peut-être mon gros défaut. Or il faut faire attention : tout ce que l’on peut ressentir n’est pas bon à dire, ce qui n’empêche pas d’être vrai. Cette médiatisation te fait prendre conscience de ce que tu dis, de la manière dont tu le dis et de la manière dont ça va être réécrit. L’exercice n’était pas nouveau mais ce qui l’est devenu, ce que tout ce que tu dis devient important parce que tu fais partie d’un club de 28 chefs en France. Autre chose : je déteste me voir à la télé. Et n’aime pas le son de ma voix. Aujourd’hui, je m’efforce de réfléchir un peu plus à comment aborder les rencontres mais je n’ai jamais préparé une intervention, un morceau de papier. Pas de cours de média training donc. Les seuls cours que j’ai pris étaient des cours d’anglais, en début d’année dernière, pour pouvoir m’exprimer avec les clients. Je fais un appel, si quelqu’un a une solution… Parmi l’ensemble des retombées, un journal suisse n’a pas été emballé. Tu le prends toujours mal parce que tu ne fais pas ce métier pour décevoir. Après, c’est le jeu : quand tu es médiatique, tu peux te prendre quelques cartouches.

Le regard que les gens portent sur moi a évolué également, c’est incroyable ! Ca me gêne presque parfois. Dès que tu mets ta veste de cuisinier trois étoiles…  Au Chefs World Summit à Monaco, tous les jeunes voulaient leur selfie. L’autre jour, mes enfants ont halluciné : on se baladait dans un centre commercial à Toulon et un inconnu vient me voir et me dit ‘bonjour chef’ (long silence)… Après, je suis très humble par rapport à ça : j’ai grandi en Corse, j’ai un BEP de cuisine. Là où j’ai plus de mal, c’est qu’on a toujours eu comme image de moi celle d’un mec fermé. Or je ne suis pas comme ça malgré la rigueur dans mon métier. Autre chose à laquelle je pense : l’image du Castellet. C’est un village sur un rocher qui a vu son nom porté en 2018, à la fois par les trois étoiles Michelin et par le retour du Grand Prix de Formule 1 en France. Sur le premier aspect, je trouve dommage que le Castellet ne s’en soit pas accaparée comme d’autres territoires l’ont fait pour capitaliser sur cette fierté. Deux trois étoiles dans le Var (avec Arnaud Donckele à Saint-Tropez, ndlr), ce n’est pas rien. Deux super amis au demeurant… Après, ce qui nous importe, ce sont nos partenaires de goût, pas le politique qui se rend compte qu’il y a des étoiles »

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PHOTOGRAPHIE→ © DR
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