Infovin : les 11 grandes informations sur le vin en France en février

TERRITOIRE – Les vins de Loire appréciés aux Etats-Unis
Les Etats-unis sont devenus en 2018 les premiers importateurs de vins de Loire avec 85 831 hl pour une valeur de 67 millions d’euros (42 561hl en 2008 pour 26 millions d’euros en 2008). C’est le premier marché à l’export notamment pour les cépages Sauvignon et Chenin, emblématiques des vins de Loire. Le millésime 2018 s’annonce de grande qualité avec un volume (3,1 millions d’hl) en hausse de 22% par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon l’interprofession. Le Val de Loire compte 6 200 récoltants, 57 200 hectares de vigne dont 48 300 en AOP et 11,3% en bio. Quarante deux millions de bouteilles de Cabernet d’Anjou (AOP) ont été produites au cours des cinq dernières années, le Muscadet Sèvre et Maine (AOP), 35 millions et le Val de Loire (IGP) 32 millions.

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INNOVATION – Une deuxième « Cuvée des neiges »
Après une première expérience l’hiver dernier, le viticulteur bordelais (château Lugey, en appellation Graves) Franck Labeyrie a renouvelé cette année sa « Cuvée des neiges ». Le 15 février, il a enfoui 3 000 bouteilles sous six mètres de neige pour cinq mois dans la station de ski de Cauterets (Haute-Pyrénées), à plus de 2 400 mètres d’altitude. Habitué de l’exploration de l’élevage des vins dans plusieurs milieux naturels, Patrick Labeyrie immerge notamment depuis une dizaine d’années une partie de sa production, 30 000 de bouteilles dans les eaux du Bassin d’Arcachon (le « Rouge des cabanes »). Sous la neige et en altitude, la combinaison de « l’humidité, de la faible luminosité, d’une température fraîche et constante, et d’un oxygène plus rare, concourent à une conservation optimale », explique le vigneron. Il dit avoir été conforté par les avis d’oenologues sur sa première « Cuvée des neiges » (1 200 bouteilles), lui trouvant acidité, fraîcheur, et une belle « minéralité dominante ». Logique selon lui, car le vin en milieu naturel « respire l’ambiance », de la montagne en l’occurence. Tout comme ses bouteilles immergées avaient dégagé des « notes iodées, toastées ». Même si tout a un prix, notamment celui des rotations d’hélicoptère, pour une Cuvée des neiges commercialisée autour de 30 euros la bouteille.

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MERCATO – Nouvelle cogérante de la Romanée Conti
À la suite du décès en novembre d’Henry-Frédéric Roch, Perrine Fenal, sa cousine, a été désignée fin janvier comme nouvelle cogérante, pour la famille Leroy, du domaine de la Romanée Conti, aux côtés d’Aubert de Villaine. « Perrine s’est toujours sentie profondément attachée au domaine, familialement, affectivement et professionnellement. Enfant, elle y accompagnait souvent son grand-père Henri Leroy, puis sa mère Mme Lalou Bize-Leroy », selon un communiqué du domaine. Henry-Frédéric Roch, qui était également propriétaire du domaine Prieuré Roch, est mort le 17 novembre d’un cancer, à l’âge de 56 ans. Il était devenu cogérant de la Romanée Conti, souvent considéré comme le plus grand vin de Bourgogne, après le décès de son frère Charles en 1992.

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MILLÉSIME – Qualité exceptionnelle attendue à Chinon pour 2018
Le millésime 2018 du Chinon « se distingue nettement en rejoignant les années exceptionnelles (1947, 1959) qui ont marqué l’histoire de l’appellation », a annoncé InterLoire, interprofession des vins du Val de Loire. Pour autant, le volume n’a pas atteint le niveau espéré après les gels de 2016 et 2017 qui avaient grevé les rendements. En AOC Rouge, 91 200 hectolitres ont été produits, soit un rendement de 45,80hl/ha. En rosé 10 636 hl (50,60hl/ha), et en blanc 4.442 hl (46,30 hl/ha).

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ENVIRONNEMENT – Fin des CMR aux Caves de Rauzan
La coopérative Caves de Rauzan, en Gironde, vient, à la demande de ses clients de demander à ses 340 vignerons, qui cultivent 3 600 hectares dans l’Entre-deux-mers, d’arrêter d’utiliser les pesticides les plus toxiques pour la santé, les CMR (cancérogènes, mutagènes et repro-toxiques). Toxiques pour la reproduction, ils peuvent être présents dans les insecticides, fongicides et herbicides. « Un tiers du vignoble était déjà sans CMR, un autre tiers avait déjà réduit et un tiers est en conventionnel. On s’appuie sur ceux qui ont trouvé des solutions pour accompagner les dernier tiers de viticulteurs à se passer de CMR, c’est largement faisable parce qu’on a l’expérience et les viticulteurs sont accompagnés par des techniciens de la cave pour trouver des solutions », selon le directeur Philippe Hébrard. Contrairement au glyphosate, il existe des produits sur le marché pouvant remplacer ceux contenant des CMR, mais leurs prix et efficacité varient. « On estime que l’abandon des CMR coûte 10 à 15% de plus sur le poste des produits phyto-pharmaceutiques. Mais ces coûts peuvent être réduits en maîtrisant mieux l’usage de ces produits », estime le directeur des Caves, engagées dans le développement durable depuis dix ans. Les Vignerons de Tutiac, la plus grosse coopérative de Gironde, a fait la même demande auprès de ses adhérents l’année dernière.

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ÉVÉNEMENT – Le 8 mars, « Elles font bouger le vin »
Qu’elles soient vigneronnes, œnologues, viticultrices, sommelières, cavistes, la Cité du vin à Bordeaux met en valeur ces professionnelles le 8 mars, lors de la Journée internationale des droits des femmes. Après la projection du documentaire « Les héritières » de Vincent Herissé, qui dresse le portrait de six femmes bourguignonnes, quatre personnalités du monde du vin seront amenées à discuter de leur métier et de leur expérience: la directrice de Wine Services Caroline Meesemaecker, la fondatrice de la Chaire Unesco « Culture et traditions du vin » Jocelyne Perard, la caviste et sommelière à l’Élysée Virginie Routis et Vitalie Taitttinger, de la maison de champagne éponyme. Cette soirée a ainsi pour but de mettre « à l’honneur celles qui ont su se faire une place dans un univers très masculin, voire parfois macho », selon Solène Jaboulet, directrice marketing et communication de La Cité du vin.

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ÉDITION – Qu’est-ce qu’être « petit » dans le vin ?
Petit viticulteur, petit caviste, petit vin: aujourd’hui ces « petits » prennent de plus en plus de place dans le monde vitivinicole, au point d’en devenir des « acteurs majeurs » parce qu’ils sont des moteurs de la filière ou qu’ils « ont fortement influencé la communication des grands groupes vitivinicoles », selon les auteurs d' »Etre petit dans l’univers vitinicole » (éditions Cairn) qui fait suite à un colloque universitaire à Pau en 2017. En prenant de nombreux exemples du Moyen Age à nos jours, ils définissent ce qu’être « petit », comment « ils construisent un rapport à l’intime, la conscience et à soi », montrent les désavantages et les atouts de ces circuits courts. Les cas de l’Alsace, l’Espagne, les vignerons bio de Gaillac près de Toulouse, les vins liquoreux en France comme le Jurançon ou encore Taïwan qui subit la concurrence étrangère sont développés par des universitaires venant d’horizons divers.

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PALMARÈS – Les Citadelles, concours à l’international
Pour la 19e édition du concours international des Citadelles du vin, plus de 50 dégustateurs internationaux se réunissent du 16 au 18 mars à Bourg (Gironde) pour élire les meilleurs vins parmi plus de 1 200 échantillons, dont 75% de vins étrangers. Des oenologues, sommeliers, acheteurs, professeurs, critiques venant d’une vingtaine de pays attribueront seulement à 30% des vins et eaux-de-vie une médaille d’or, d’argent ou encore un prix spécial. Cette restriction est « un gage de qualité », selon l’association Concours des vins (CDV), qui organise cet événement.

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ÉDITION – « Pourquoi boit-on du vin? »
L’ « inspecteur » Fabrizio Bucella tente de répondre en dix enquêtes à ce vieux mystère: « Pourquoi boit-on du vin? » (éditions Dunod). Ce sommelier et directeur d’une école d’oenologie part du site archéologique d’Areni en Géorgie, décortique la chimie, se penche sur les antécédents familiaux, va voir du côté des philosophes de l’Antiquité jusqu’aux prestigieux chais du bordelais pour résoudre cette énigme.

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PATRIMOINE – Cadillac Côtes de Bordeaux bientôt classé à l’Unesco ? –
Cadillac Côtes de Bordeaux, dans la région girondine de l’Entre-deux-mers, a entamé les démarches pour être classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Rencontres, consultations, demandes de subvention… sont en cours auprès des institutions locales, écoles, commerçants et ministère de la Culture pour soutenir ce projet et rejoindre Saint-Emilion, premier vignoble à entrer en 1999 au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco en tant que « paysage culturel ».

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ÉVÉNEMENT – Vinexpo à New York les 4 et 5 mars
Vinexpo, salon international des professionnels du vin et des spiritueux, revient le 4 et 5 mars à New York avec des dégustations, réunions d’affaires, master-classes et conférences sur le changement climatique ou le comportement des femmes et des hommes face au vin… À Manhattan, de nouveaux concepts font leur entrée lors de cette deuxième édition comme « WOW! World of Organic Wines », expérimenté pour la première fois à Bordeaux il y a deux ans. Cet espace d’exposition et de dégustations dédié exclusivement aux vins et spiritueux biologiques et biodynamiques intéressent d’autant plus importateurs, distributeurs, courtiers ou encore sommeliers américains que 30% des consommateurs de vin dans ce pays sont intéressés par ce type de production.

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Auteurs→ Atabula avec AFP

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