Coup de gueule… Gros billets pour plates assiettes chez le Joia de Darroze

Joia : plats sans âme et addition douloureuse : un bistrot attrape-nigauds signé Darroze....

Joia : plats sans âme et addition douloureuse : un bistrot attrape-nigauds signé Darroze.

Les « grands » chefs l’ont bien compris : on ne fait plus son beurre avec la haute gastronomie. Elle vous mange les marges, elle vous met la rate au court-bouillon pour un rien et ne s’inscrit plus dans l’air du temps. Désormais, il faut proposer de la « food », qu’elle soit « comfort », « cool », « fast » ou « slow ». En français, cela s’appelle un bistrot, l’adresse du coin de la rue où l’on grignote un morceau et lève le ballon pour pas cher. Chez Joia, on a gardé l’idée du bistrot pour faire cool, mais on a oublié le pas cher.

C’est un choix me direz-vous et le client est libre de passer son chemin. N’empêche que cela fait un peu attrape-nigauds, à l’image de la « Macaronade au homard, ris de veau et morilles, sauce au vin jaune », facturée 38 euros, où les macaronis remplissent confortablement le poêlon. Quant aux autres plats, il vous faudra prendre l’accompagnement en supplément : les patates à huit euros, la polenta à sept euros, etc. Déjà, on sent la piquante douloureuse en fin de repas. Mais, juste avant, il y a la tentation de goûter l’ultra-instagramé « Mille-Crêpes au thé matcha, crème de yuzu. Résultat : fadasse à souhait, sans intérêt !

Asperges vertes du Var, morilles et foie gras de canard des Landes comme chez Amaïa (25 euros)
Macaronade au homard, ris de veau et morilles, sauce au vin jaune (38 euros)

Hélène Darroze, la cheffe, elle dit qu’elle fait chez Joia « sa » cuisine du dimanche pour les copains. Justement, ces derniers ont eu l’occasion de venir en nombre, invités à tour de bras à tout goûter et à tout poster sur les réseaux sociaux. C’était gentillet comme un film de Canet. Mais disons-le franchement, Joia ne casse pas trois pattes à un canard et vous fait inutilement sortir les gros billets.

Mille-crêpes au thé matcha, crème au yuzu (12 euros)

Sur le même sujet« Grand chef », remets-toi donc en cuisine et pas seulement le week-end pour tes amis !

Pratique – Joia, 39 rue des Jeuneurs, Paris (2e arr.) – 0140200606 – Ouvert sept jours sur sept – Entrées de 16 à 25 euros, plats de 25 à 38 euros (ajouter l’accompagnement entre six et huit euros), dessert entre dix et 14 euros.

Photographie – FPR

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Un commentaire
  • Olive
    18 mai 2019 at 9:35
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    Vous avez de la chance d’avoir eu les morilles dans la macaronnade! Moi quand je l’ai commandée c’est arrivé sans morille et quand j’ai demandé au serveur qui a demandé au chef la réponse a été: on avait plus de morille mais on a mis plus de foie gras! Ah oui d’accord! Étant cuisinier de métier on n’a appris à faire part au service de ce qui manquait avant et non pendant ou comme je pense que c’etait le cas ici en espérant que le client ne s’en apercevrait pas… dommage même si pour se faire pardonner on a eu droit à quatre madeleines en cadeau car nous ne voulions pas de dessert!

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