C’est ballot comme annonce. Quelques jours seulement après la publication d’un rapport scientifique qui dénonce vertement les dégâts causés par les bateaux de croisière, l’association Relais & Châteaux est fière d’annoncer son tout frais partenariat avec les croisières du Ponant. De Saint-Malo à Nantes, des Canaries au Cap Vert, de Lisbonne à Dakar, les gros navires de l’armateur vont proposer « des expériences de voyages inédites » à leurs clients. Au menu pour tous : une belle assiette, la découverte des cultures locales et… une pollution maximale. Vive les fumeuses croisières Relais & Châteaux !

Début juin, l’association Transport & Environnement rendait un rapport accablant en matière de pollution de ces immeubles des mers. Elle a ainsi calculé que les émissions d’oxyde de soufre des 94 bateaux du croisiériste de luxe Carnival Corporation sont dix fois plus importantes que celles des 260 millions de voitures du parc automobile européen. Royal Carribean, deuxième croisiériste le plus important du monde, en a pour sa part rejeté quatre fois plus. Et les bateaux du Ponant ? Sur le site Internet de l’armateur, les soucis écologiques sont largement mis en avant, mais est-ce bien raisonnable pour autant ? On ne peut que sourire quand on lit les propos de Mathieu Petiteau, directeur des nouvelles constructions chez Ponant, qui vante la dimension écologique de leur futur voilier car il va avancer avec… le vent (mais aussi avec du fuel…).

Certes, le Ponant semble prendre réellement conscience des enjeux environnementaux – labellisation « clean ship » pour certains de leurs futurs bateaux -, mais est-ce bien raisonnable qu’une association comme Relais & Châteaux s’associe à des croisières à une époque où l’on connait leurs dégâts sur l’environnement. C’est paradoxal de voir, d’un côté, ce partenariat et, de l’autre, les combats d’Olivier Roellinger, vice-président des Relais & Châteaux, en faveur des bons produits et du respect de l’environnement. Le grand écart est terrible. Honteux même. Mais qu’importe : les clients de ces monstres polluants profiteront de diners de gala, de plats inédits et de belles bouteilles couteuses. Que la croisière s’amuse pendant que l’environnement tire la langue !

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  • Bonjour,
    Je ne nie pas que les navires de croisière polluent, cependant faire une lien entre les navires de carnival et ceux de ponant est un rapide raccourci, les plus gros navires de ponant emporté au maximum que 230 passagers au contraire des carnival et autre Costa et leur plus de 2000. Donc parler d’immeubles polluants est un rapide raccourci sachant que les navires de ponant ne ressemble à côté des costa qu’à leur annexe vu la différence de taille.
    alors oui cdrte les navires polluent, tout comme nos voitures et bcp de nos actes, mais ponant fait des efforts pour limiter son impact, à anticipé les normes de carburant non souffré, participe par différents projet à la préservation des milieux marin car cela reste son fond de commerce.
    Pour avoir été un collaborateur ( je ne le suis plus) les obligations à bord pour préserver l’environnement sont vraiment une préoccupation.
    Certe je ne peux nier que les navires polluent mais comme chaque moyen de transport (on peut y inclure les véhicules électriques qui avec les métaux lourd contenue dans les batteries qui nous viennent quasi exclusivement d’Asie, de la production d’électricité loin d’être vertueuse), cependant je trouve votre article à charge facile et votre article semble plus surfer sur les polémique actuelle sur le boum des croisière et les superpaquebot qui polluent que sur un véritable travail d’investigation sur la compagnie que vous incriminé (consultez le site internet d’une compagnie n’est pas vraiment un travail d’investigation).
    Je conteste donc la juste l’article à charge qui surfe sur une mode car je conçoit que rien n’est parfait en matière de transport.
    Cordialement

  • Ca pollue et alors ??? Si deja on imposait a tous les navires de fonctionner avec un carburant faible en soufre… et non pas stigmatiser seulement les navires de croisiere.

  • Je trouve moi aussi les raccourcis pris dans cet article plus que douteux et qui relèveraient presque de la jalousie malsaine d’une personne qui n’aurait pas les moyens de se payer une croisière sur la compagnie Ponant. Comparer une flotte de navire ultra moderne (pour les plus récent ) et à taille plus qu’humaine avec une capacité de 230 personnes à des monstres marins avec des capacités atteignant les 4800 personnes à bord je trouve ça absurde et sans fondement c’est comme comparer l’impact d’une fourmi et d’un éléphant… chacun a sa part de responsabilité dans les pollutions marines mais je pense sincèrement que la compagnie Ponant en as très largement pris conscience contrairement à d’autres armateurs comme MSC ou autre brasseurs de touristes low cost. Si c’est la notion de luxe qui vous pose problème alors il s’agit la d’un autre débat non moins passionnant. Car aujourd’hui le luxe signifie de plus en plus « payer les choses à leur juste valeur. » Car oui rendre accessible au plus grand nombre des denrées réputées rares ne rend service à personne et surtout pas à la planète. (Cf. Foie gras, saumon, viande et autres aliments qui ont vu leur qualité baissée pour pouvoir profiter à tous.) 230 personnes qui paient cher pour consommer des aliments frais locaux et de qualité me peinent moins que de goinfrer les gens de poulets aux hormones et autres jambons aux antibiotiques… même si cela doit se faire sur un bateau.

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