Davy Tissot, vainqueur du Bocuse d’Or France : « J’aimerais dire merci à Monsieur Paul en remportant le Bocuse d’Or »

Il est le vainqueur de l’épreuve du Bocuse d’Or France qui s’est terminé mardi 24 septembre, à Paris. Le MOF Davy Tissot est le chef du restaurant Saisons, situé au sein même de l’Institut Paul Bocuse à Ecully, près de Lyon. Entretien avec celui qui représentera la France pour cette épreuve aux retombées mondiales.


Atabula – Pourquoi s’être inscrit au concours du Bocuse d’Or ?
Davy Tissot – S’inscrire à un tel concours, c’est d’abord pour représenter au mieux la France ; c’est aussi pour se remettre en question. Et, enfin, je voulais également montrer à mes équipes qu’un tel concours se gagne à plusieurs. Quand on est chef dans un restaurant comme Saisons, qui se trouve au sein même d’une école comme l’Institut Paul Bocuse, il est crucial de faire vivre l’idée du collectif au-delà de l’individuel.

Concourir au Bocuse d’Or quand on est chef d’un restaurant situé au coeur même de l’Institut Paul Bocuse, c’est un petit peu particulier…
À titre personnel, j’aimerais vraiment pouvoir rapporter ce titre à Lyon, ici, à l’Institut. Historiquement, ma première maison a été celle de Paul Bocuse. Alors, oui, j’aimerais lui dire merci de cette façon-là. Et puis je suis Lyonnais d’origine, forcément, ce serait une façon de boucler la boucle. Je voulais déjà passer le concours il y a quatre ans, cela n’avait pas pu se faire ; là, j’ai désormais toutes les cartes en main pour voir plus grand.

Le chef Davy Tissot à l’Institut Paul Bocuse (Ecully)

Dans l’objectif de la victoire finale, la France ne souffre-t-elle pas d’un retard important par rapport à certains pays, notamment les pays nordiques ?
Au regard de ma position, je n’ai pas à me prononcer sur un tel sujet. Je vois que nous évoluons dans le bon sens, à l’instar de la composition du jury de la sélection France cette année. C’est plus international, plus ouvert. Après, c’est la sélection Europe, il faut donc ne pas oublier cette ouverture internationale. Il y a 20 ans, je me rappelle, le jury France n’était composé que de MOF. Il n’y a rien de négatif à dire cela, mais c’était autre chose, il y avait plus d’entre-soi qui ne correspond plus tellement à un concours mondial.

Avez-vous adapté votre préparation et vos plats à cette dimension internationale ?
Absolument. Je me rappelle de mes premiers essais qui étaient trop « MOF ». J’ai pris le virage qu’il fallait pour que mes plats collent plus aux attentes du jury mis en place. Et il faut croire que cela a fonctionné.


PratiqueLien vers le site du Bocuse d’Or / Lien vers le site du restaurant Saisons


Photographie – FPR


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