Disons-le simplement : Jean-Luc Tartarin est au sommet de son art. Une mise en bouche stratosphérique (chèvre, citron de Kalamansi), une langoustine époustouflante, un maquereau envoutant et ainsi de suite, desserts compris : le chef envoie des directs, sans esquive, sans la moindre cachotterie. Ca touche à tous les coups. Le mangeur ressort sonné et heureux comme jamais. Sincérité et authenticité dans la cité d’Auguste Perret.


Plats – Consommé de homard en demie gelée, crème d’avocats battue, pomme soufflée au caviar ; grosse langoustine fumée à la braise de romarin, cappuccino de jus de têtes à l’encre de seiche ; levée de rouget « barbet » fumé minute au café « Yrgacheffe », émulsion d’agria, touche d’amertume, frappée de truffe d’automne ; turbot enveloppé de lard d’Arnaud étuvé doucement, navets « Boule d’Or » et câpres de Pantelleria en Chemoula ; chocolat du Venezuela, tournesol en praliné, léger parfum de bergamote ; puissant citron jaune, meringue craquante, sorbet assaisonné à la mélisse.


Le plus – La cuisine de Jean-Luc Tartarin qui n’a jamais été aussi simple, lisible, délicieuse.


Le moins – Un sommelier qui en fait un peu trop, mais rien de bien méchant.


Service – Souriant, un peu joueur et le charme parfait d’Annabelle Tartarin.


Déco – Cocoonesque à souhait.


Autre – Belle carte des vins, cadre cosy, pain à tomber.


Pratique – 73 avenue Foch, Le Havre (76) – 0235454620 – Fermé dimanche et lundi – Lien vers le site du restaurant

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