Lancement du 50 Best Hôtels : le grand n’importe quoi signé Jean-Luc Naret

Jean-Luc Naret a toujours aimé le mélange des genres. C’est peut-être même sa plus grande spécialité. Rappelons-nous quand il était directeur général du guide Michelin, il ne se cachait pas tellement pour diner « en privé » avec les plus grands chefs français, Alain Ducasse ou Joël Robuchon en tête. Il se dit même que ça causait souvent « étoiles » au coin du feu, comme si de rien n’était. Quant au fils de Jean-Luc Naret, il travaillait à la même époque pour Alain Ducasse à la Bastide de Moustiers. Mieux encore, Colette Poupon, femme de, était à la tête d’une agence de conseil et de création de sites web dans l’univers de… la haute gastronomie. Bref, à l’époque Naret, c’était le temps du copinage à tous les étages.

Logo du Fifty Best Hotels

Notre homme aimant voyager et le luxe depuis toujours, il s’est ensuite retourné vers l’hôtellerie de luxe. Directeur général pour les Heritage Resorts, vice-président d’exploitation pour les Serena Hotels et Resorts d’Afrique et d’Asie et, récemment, directeur général du One&Only Reethi Rah aux Maldives, il vient de terminer une nouvelle mission de consultant pour le Waldorf Astoria aux Maldives. Un CV impressionnant pour cet homme toujours tiré à quatre épingles et au bronzage savamment étudié.

Et voilà que Jean-Luc Naret a annoncé, mercredi 4 décembre, le lancement de sa start-up 50 Best Hôtels. Comme il l’a écrit sur son profil Instagram, il s’agira d’une « sélection des meilleurs hôtels du monde (qui) sera faite avec une intelligence subjective par moi-même en tant que conservateur en chef, avec les précieux conseils de mes trois partenaires principaux et de fabuleux experts du voyage reconnus dans le monde entier pour leurs connaissances et leur expertise ; Jenny Graham de Londres Kelly Grumbach de New York et Charlotte Harris de Hong Kong ». Voilà donc une « sélection » qui a certes l’avantage d’être présentée (et assumée) comme subjective mais qui ne sera en réalité que de la communication pour des hôtels liés, de près ou de loin, aux intérêts financiers de l’expert Naret.

En usant en plus de la terminologie « 50 Best », sans l’accord et sans même prévenir le « vrai » 50 Best (Restaurants et Bars), l’homme veut faire croire qu’il va réaliser une véritable sélection des plus beaux hôtels dans le monde, alors que ce ne seront que les hôtels-amis et « partenaires » de sieur Naret. Notre homme a au moins l’avantage de la constance : négliger ostensiblement l’éthique, privilégier les amis, communiquer beaucoup et favoriser la logique du business à tout-va. Un dangereux mélange des genres et un grand n’importe quoi signé Jean-Luc Naret. Chapeau l’artiste !


LienLien vers le profil Instagram de Jean-Luc Naret


Photographie – DR / Instagram de JL Naret

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