Coronavirus : les cavistes ferment eux aussi leurs portes

Les cavistes doivent-ils eux aussi tirer le rideau après l’annonce du gouvernement de samedi soir ? Si les contours du premier arrêté restaient flous, un deuxième publié hier, dimanche 15 mars, a mis fin aux interrogations de la profession.

Pour endiguer la propagation du Coronavirus, samedi soir, un arrêté du gouvernement a imposé la fermeture des lieux accueillant du public, non indispensables à la vie du pays, tels que les cinémas, bars, discothèques et commerces. Les seules exceptions concernent les commerces alimentaires, pharmacies, banques, stations-services ou de distribution de la presse.

Débiteurs de boissons, parfois épiciers, les cavistes nageaient en plein flou et chacun allait de son interprétation. Si la Direction générale de la Santé assurait dimanche que la mesure leur était également applicable, le Syndicat des Cavistes Professionnels (SCP) déclarait dans un communiqué : « Les cavistes sont des commerces alimentaires et à ce titre essentiels. Dans l’attente de textes officiels précisant les conditions d’application de cette mesure, nous appelons pour l’instant chaque caviste à juger en fonction de sa responsabilité citoyenne et à ouvrir son magasin selon le contexte qui est le sien. »

Dimanche matin, certains se sont résignés à tirer le rideau par précaution, tandis que d’autres ont préféré ne rien changer à leurs habitudes. Au cours de la journée, un deuxième arrêté est venu lever le flou autour de certaines professions. Les cavistes, qui ne sont pas considérés comme des commerces de première nécessité sont, eux aussi, sommés de fermer leurs portes jusqu’au 15 avril. Seuls ceux qui disposent d’une Licence de vente à emporter peuvent maintenir cette activité, à l’instar des restaurants. 

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Photographie – Photo by Mike Benna on Unsplash

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