Face au coronavirus, ils s’organisent tant bien que mal : le quotidien de Vivien Durand

Fermés du jour au lendemain, les restaurateurs doivent s’organiser pour limiter la casse économique. Chacun à leur façon et selon leur situation personnelle, des chefs racontent à Atabula comment ils font face. La parole à Vivien Durand (Lormont, Gironde).


« Tout le monde est au chômage technique. Avec Charlotte, mon assistante, nous avons pris les mesures nécessaires. Pour le reste, j’ai trois enfants, je ne prends pas les choses à la légère. Vendredi, les dernières commandes ont été honorées et le reste a été stoppé. Comme nous travaillons en flux tendu avec des producteurs locaux, il reste peu de choses dont des carrés de cochon que l’on va découper et se distribuer. Les œufs, le lait, je vais tout donner à mes équipes. Concernant l’assurance, ils ne savent pas quoi me répondre pour l’instant. En attendant, place au repos. Je passe mon temps à courir et là, je vais pouvoir profiter de mes gosses. Il faut serrer les fesses. L’important, c’est la manière dont on va réouvrir et faire bosser un maximum de gens. La bienveillance est nécessaire en ces circonstances. »

Sur son compte Instagram, le chef du Prince Noir s’est aussi fendu de ce message : « Bien sûr qu’on est triste de fermer notre lieu de vie, bien sûr que cela va être compliqué, bien sûr que les répercussions pour tous ceux avec qui on travaille vont être importantes… Mais peut-être que cela nous permettra de comprendre qu’on a tous besoin les uns des autres, que le profit économique n’est pas ce qui importe, que de passer du temps avec les gens qu’on aime est un vrai luxe, qu’un système plus solidaire dans lequel personne ne serait mis de côté est possible. Muxus à tous et bon courage. »


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Photographie – Instagram du Prince Noir

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