Podcast – Allo Confiné(e) avec Xavier Hamon : « Notre système alimentaire valorise la mode et l’éphémère, mais pas l’essentiel : sa fonction nourricière »

Pendant cette période d’arrêt forcé, Atabula a décidé d’appeler des chefs et des acteurs du monde de la restauration ou de l’alimentation pour leur demander comment ils vivent le confinement et ce que cela change pour eux dans leur quotidien et dans leur vision de l’avenir. Dixième podcast avec le directeur de l’Université des Sciences et des Pratiques Gastronomique (USPG), Xavier Hamon. À se mettre entre les oreilles : l’approche systémique de notre alimentation, la formation des cuisiniers et des cuisinières, la montée des radicalités… Un discours singulier qui devrait pourtant… faire école.

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PratiqueLien vers l’USPG / Lien vers le site de l’Alliance Slow Food des cuisinières et cuisiniers

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À lire absolument selon Xavier Hamon

Algues vertes, l’histoire interdite / Le résumé : pas moins de 3 hommes et 40 animaux ont été retrouvés morts sur les plages bretonnes. L’identité du tueur est un secret de polichinelle : les algues vertes. Un demi-siècle de fabrique du silence raconté dans une enquête fleuve. Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre Van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

À la ligne, feuillets d’usine / À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer. Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

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Photographie – DR

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