« Euthanasiés par omission de l’État », les extras du secteur au bord du gouffre

Depuis l’arrêt de leur activité, les extras de la restauration, de l’hôtellerie et de l’événementiel se fédèrent et manifestent pour tenter d’alerter sur la précarité de leur situation. « Euthanasiés par omission de l’Etat », « oubliés du gouvernement », « en détresse », les pancartes qu’ils brandissent sont alarmantes. Qu’ils soient maîtres d’hôtel, serveurs ou encore cuisiniers, leur situation est sensiblement la même : habituellement embauchés en contrats courts, ils ont perdu en 2014 leur assurance chômage et ne sont pas éligibles au chômage partiel malgré l’arrêt de leur activité. Pour tenter de s’en sortir, ils réclament donc une année blanche, à l’instar des intermittents du spectacle, avec le gel des indemnités journalières jusqu’à la période de reprise totale de leur activité. Outre le Collectif des permittents de la restauration, créé début avril, et ayant impulsé le mouvement et mené de nombreuses actions, le Collectif des Précaires de l’Hôtellerie, de la Restauration et de l’Evénementiel se veut plus large et inclusif. 


Photographie

Twitter d’actu Paris

Haut de page