Vers une fusion des syndicats de l’hôtellerie-restauration ?

Selon nos informations, les quatre principaux syndicats de l’hôtellerie-restauration française envisagent sérieusement une fusion. L’UMIH (union des métiers et des industries de l’hôtellerie), le GNI (groupement national des indépendants de l’hôtellerie-restauration), le SNRTC (syndicat national de la restauration thématique et commerciale) et le GNC (groupement national des chaînes hôtelières) auraient longuement discuté ces derniers jours lors d’un groupe de travail mis en place dans cette perspective. 

Les syndicats en chiffres | UMIH : 80 000 établissements représentés | GNI : 4 000 établissements représentés à Paris | SNRTC : 1 700 établissements comptant plus de 37 000 salariés | GNC : 3 500 hôtels soit environ la moitié du parc hôtelier français.

À la clé, une discussion constructive, et la prise de conscience que cette union offrirait un moyen de peser davantage dans les négociations à venir avec le gouvernement. Selon une source proche du dossier, la fusion des quatre syndicats permettrait de recruter davantage d’adhérents à l’avenir, renforçant de facto la légitimité de ce syndicat unique. Sans oublier les joutes actuelles entre professionnels du CHR, assurances et bailleurs.

Des positionnements différents | L’UMIH, qui se pose en défenseur des intérêts des indépendants, revendique plus de 70% des entreprises syndiquées indépendantes du CHRD (Cafés, Hôtels, Restaurants et Discothèques). Issu du rapprochement de plusieurs organisations en 2014, le GNI défend également les indépendants du CHRD et insiste particulièrement sur son soutien aux entreprises patrimoniales de l’hôtellerie-restauration. Le SNRTC a été créé en 2005, à l’initiative de directeurs de chaînes de restauration, son cœur de métier. Il accueille également quelques indépendants. Quant au GNC, il regroupe la plupart des chaînes hôtelières françaises, mais aussi étrangères, implantées en France. Le GNC est associé à l’UMIH depuis 1994.

Reste à savoir si une compatibilité est possible à long terme entre les différentes composantes de l’hôtellerie-restauration française, notamment construite autour d’un clivage important entre les acteurs indépendants et les chaînes. Au regard de la crise actuelle et des difficultés majeures qui se profilent, le vieil adage selon lequel « l’union fait la force » semble s’imposer aux yeux des représentants du secteur.


Sur le même sujet | Un syndicat demande une réouverture des bars à Paris | Pouvoirs publics, syndicats, associations : quelles initiatives en faveur des restaurateurs après les attentats ?

Photographie | Alain Rabaroust

Atabula 2020 - contact@atabula.com
Haut de page