Fin du fonds de solidarité pour les restaurateurs qui ouvrent leur établissement, plus de 90 000 contrôles pour fraudes

Alors que quelques restaurateurs appellent à la désobéissance civile ce lundi 1er février, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a rappelé que les sanctions seraient lourdes pour les contrevenants.


Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, qui était l’invité ce lundi matin de la chaîne de radio RTL, a été très précis sur les sanctions encourues par les restaurateurs qui ouvriraient leur établissement : suspension d’un mois du fonds de solidarité et, en cas de récidive, l’accès au fonds de solidarité sera définitivement fermé. Le ministre s’est exprimé sur le sujet car plusieurs restaurateurs ont appelé à rouvrir leur établissement ce lundi 1er février, dont Stéphane Turillon, chef à Cusance (Doubs), qui appelle à la « désobéissance civile ».

Bruno Le Maire a rappelé que l’État a conscience de la situation difficile pour les professionnels de la restauration « mais que cela ne justifiait en rien le non respect des règles sanitaires ». Pour le ministre, il ne s’agit que de quelques cas isolés. Il s’est néanmoins refusé à donner des chiffres sur les restaurants qui seraient ouverts, se contentant de préciser qu’il y a actuellement quelque 300 000 contrôles pour vérifier si les aides sont justifiées, 93 000 contrôles a posteriori (soupçons de fraudes). Enfin, seul chiffre officiel : la Cour des Comptes estime le montant des fraudes à 100 millions d’euros.


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Photographie | DR

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