Dîner en chambre : la sélection des meilleurs hôtels gourmands en France selon Atabula

Le restaurant, ça vous manque ? Allez donc à l’hôtel. Suite à la fermeture des restaurants, de nombreux hôtels ont développé des offres de restauration en chambre. Si certains se contentent d’un service minimal à leur clientèle, histoire de ne pas mourir de faim, d’autres hôtels ont décidé de proposer des prestations gastronomiques de haute volée. Atabula a sélectionné les meilleurs diners en chambre de France. 


Le diner en chambre le plus palace : Le Bristol

Voilà de très loin la plus belle expérience possible de diner en chambre. Au Bristol Paris, tout a été pensé pour le confort du client et pour qu’il vive une expérience singulière. Sur la carte, le chef Eric Frechon propose une sélection de plats de son restaurant triplement étoilé Épicure, dans un menu à trois temps. Service impeccable, carte des vins immense, piscine avec vue au dernier étage : le luxe est partout. Le point fort qui fait toute la différence : les convives mangent sur une vraie table et non sur un ersatz sur roulettes. Même si les équipes du Bristol ne veulent pas parler d’une restauration trois étoiles dans les étages, ça y ressemble fort. Une expérience simplement merveilleuse. Tarifs en conséquence, à partir de 1590€ pour deux personnes.

À lire sur AtabulaComment le Bristol a fait monter sa gastronomie étoilée dans les étages

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Le diner en chambre le plus alpin : La Bouitte

« Qu’importe la fermeture des remontées mécaniques, La Bouitte est devenue un lieu de destination » expliquait il y a quelques jours Maxime Meilleur à Atabula. Autrement dit, on monte jusqu’à Saint-Martin-de-Belleville pour se poser à La Bouitte et profiter de ses services dans un sublime cocon savoyard. René et Maxime Meilleur ont décidé, depuis le 19 décembre 2020, de transporter leur table triplement étoilée dans les 15 chambres, dont sept suites. Au menu, une proposition de carte blanche en quatre services au tarif de 200€ hors boissons. Les clients y apprécieront quelques plats signatures du restaurant (Filet de lavaret du Bourget, pané d’une fine feuille de pain croustillante, cornichons frais, beurre blanc mousseux à la Roussette de Savoie ; pigeonneau rôti, pommes de terre fondantes, ragoût sur toast, champignons et chénopodes ; le Lait dans tous ses états). Du très haut de gamme à haute altitude. L’ivresse des cimes est garantie. 

À lire sur Atabula Maxime Meilleur (La Bouitte) : « Il faut reproduire l’ambiance de notre salle dans le cocon des clients »

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Le diner en chambre le plus intimiste : La Réserve

Un petit joyau à l’état pur, avec vue sur le Grand Palais, le Panthéon et la Tour Eiffel : la Réserve Paris, avec ses 40 chambres et suites, envoute littéralement celles et ceux qui ont le bonheur d’y séjourner. Pandémie oblige, le chef Jérôme Banctel a fermé sa table doublement étoilée, Le Gabriel, mais il a fait le choix de faire monter sa cuisine dans les étages. Gourmandise, générosité, simplicité : le plaisir frappe fort et juste. Repas en quatre, cinq temps ou plus, le chef s’adapte à la demande du client, avec quelques classiques (comme ses fameux artichauts) et des créations plus récentes. Du grand art dans ce cocon grand luxe et ultra intimiste. Spa et piscine accessibles au sous-sol.

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Le diner en chambre le plus parisien : Hôtel Providence

Vous en voulez du pur parisien, alors vous en aurez à l’hôtel Providence. Au « coeur de l’est parisien » comme c’est écrit sur le site, cet hôtel a looké chacune de ses 18 chambres pour sentir les vibrations de la capitale. Les plus heureux apprécieront la suite du dernière étage, avec vue sur les so chic toits parisiens et l’inimitable Montmartre. Dans l’assiette, il fallait être raccord. Puisque le restaurant de l’hôtel est fermé, les équipes font appel aux services de Bouillon Pigalle, adresse que l’on ne présente plus. Les clients de la Providence pourront ainsi choisir tout ce qu’ils veulent sur la carte du Bouillon. Pour cela, ils recevront la carte en amont de leur séjour, et ils devront commander le matin pour le soir. Côté chambre, soit vous serez servi sur un joli plateau, soit, pour ceux qui ont la chance d’être dans les quatre plus grandes chambres, le repas se prendra sur une vraie table joliment dressée. Pour le vin, au choix : la carte de l’hôtel ou une bouteille du Bouillon Pigalle. Ca, c’est Paname.

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Le diner en chambre le plus « château » : Le Domaine des Crayères

L’annonce est plus qu’appétissante. Le magnifique Domaine des Crayères, tenu par le chef Philippe Mille, promet « une expérience rare » : profiter d’une « suite dinatoire ». La célèbre demeure rémoise propose ainsi de mettre à disposition de quelques clients ses plus grandes chambres à disposition pour vivre un diner à part. Deux propositions : demi-pension (hors boisson) servie en chambre au tarif de 200€ ; 300€ pour la même prestation servie en salon privé. À cela, il faut ajouter le prix de la chambre, à partir de 400€. Pour ce tarif-là, les clients profiteront d’un majordome attitré, d’un sommelier dédié et d’une gouvernante. La vie de château ! Attention, cette offre démarre le 5 mars, et uniquement les vendredis et samedis soirs (plus le dimanche 4 avril.)

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Le diner en chambre le plus « bucolique » : Le Prieuré de Boulogne

Dans ce prieuré situé en pleine Sologne, entre Blois et Chambord, le couple Fumiko et Anthony Maubert, du restaurant étoilé Assa (un coup de coeur Atabula en 2020), propose quelques bocaux du cru : sandre de Sologne fumé au yuzu, pâte à tartiner de cochon, pot au feu d’oie, poitrine de cochon et chou au vin blanc de Cheverny, riz au lait ou baba à l’orange. Pas de chichis ici, le client va lui-même chercher son panier pour le monter en chambre et le déguster sur une vraie table en bois. Côté carte des vins, l’offre est courte mais bien choisie par le sommelier d’Assa. Tarifs entre 300 et 365€ pour deux personnes, uniquement pour la nuit du samedi au dimanche. L’offre est proposée jusqu’à la fin du mois de mars, voire plus longtemps si les tables restent fermées. Et après une bon diner et une nuit réparatrice, direction la forêt de Boulogne pour un grand tour en vélo. Une adresse bucolique à souhait.

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Le plus en chambre le plus « jeune » : Le Royal Lyon

Pour les gastronomes en manque viscéral de table, l’offre en étages de l’Hôtel Le Royal est unique. L’établissement d’application de l’Institut Paul Bocuse, installé place Bellecour à Lyon, lancera à la mi-mars son concept « Qui dort dîne ». Les clients qui réservent une chambre et un repas pourront s’attabler dans l’une des chambres vides de l’hôtel cinq étoiles, dressée à la manière d’un salon privé pour l’occasion. La carte habituelle du restaurant l’Institut y sera servie. Une application permettra aux clients de rester connecté au maître d’hôtel et de le tenir informé de l’évolution du repas afin de garder un lien avec les équipes de service depuis la salle improvisée et intimiste. Une proposition gastronomique de haute volée, gérée d’une main de maître par le chef Cyril Bosviel, sa brigade permanente de l’hôtel et les étudiants qui y évoluent au quotidien. Comptez entre 100 et 150€ par personne pour la nuit et le repas.

À lire sur AtabulaReportage : à l’Institut Paul Bocuse les étudiants s’attaquent à la restauration en chambre

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Photographie | Benoit Linero

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