2020, année noire pour la consommation mondiale de vin


Mardi 20 avril, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) a annoncé que la consommation mondiale de vin avait baissé de 3% en volume en 2020. Il s’agit du taux le plus faible depuis 2002. En cause, une année marquée par les confinements, les fermetures des restaurants, bars et hôtels, mais également par les «taxes Trump» sur certains vins européens et les taxes chinoises sur les vins australiens. Néanmoins, malgré ce recul significatif, les pertes s’avèrent moins conséquentes que prévu. En octobre dernier, l’OIV avait anticipé une baisse des ventes mondiales de vin d’environ 10 % pour 2020. « La hausse des ventes en supermarché a assez bien compensé la fermeture des CHR », explique Pau Roca, directeur général de l’OIV. Si la consommation reste inchangée en France, elle a bondi en Italie (+7,5% par rapport à 2019), au Royaume-Uni (+2,2%), en Argentine (+ 6,5%) et au Brésil (+18,4%). À l’inverse, elle a chuté pour certains : -19% en Afrique du Sud, -17,4% en Chine, -6,8% en Espagne, et -6% au Canada. Côté récolte, l’OIV estime que les vignes mondiales ont produit 258 millions d’hectolitres en 2020, soit une légère progression de 1%.


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Photographie | Klara Kulikova unsplash

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