Jacques Maximin : « Philippe Da Silva : un immense talent qui préférait l’ombre à la lumière »

Jacques Maximin et Philippe Da Silva se sont connus il y a très longtemps, du temps du Chiberta (Paris). « Je peux simplement dire que nous venons de perdre un grand chef et un homme rare » estime le célèbre chef. 


« J’ai connu Philippe à l’époque du Chiberta et c’est un de mes copains, célèbre marchand de truffes, qui lui a parlé pour la première fois de l’Hostellerie des Gorges de Pennafort. Le propriétaire voulait vendre et avait demandé au marchand de lui trouver un acquéreur dans son réseau de chefs. Comme Philippe était de là-bas, l’affaire a pu se conclure rapidement. Philippe était un homme extraordinaire, d’une immense générosité et d’une sensibilité à fleur de peau. 

Et quel talent. Mais il ne cherchait pas la reconnaissance ; vivre dans l’ombre ça lui allait très bien. Au final, rares sont ceux qui connaissent tout son parcours. Pourtant, il avait gagné deux étoiles au Chiberta et je peux vous assurer qu’il n’était pas loin de la troisième à un moment donné. 

Je n’ai jamais travaillé avec lui mais nous nous voyions de temps en temps. Je me rappelle du concours annuel de pétanque réservé aux cuisiniers qui se déroulait à Brignoles, village d’où est originaire sa femme Martine. Nous nous y croisions et je me rappelle d’un homme humble et toujours discret. Comme d’autres cuisiniers, il avait pour passion les sports automobiles et Romain Grosjean (pilote automobile, ndlr) faisait partie de ses amis. 

Je peux simplement dire que nous venons de perdre un grand chef et un homme rare. J’ai de la peine et je vois, au fil des mois, tous les copains qui s’en vont les uns après les autres… »


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Photographie | DR

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