Tout savoir sur l’Omnivore Food Festival 2021 en 12 points

ADN, évolutions, ouverture vers le grand public, les scènes, les grands rendez-vous, le Pérou et tant d’autres infos à connaitre sur cette nouvelle édition d’Omnivore : Atabula vous résume tout ce qu’il faut savoir en 12 points.


1 | Un ADN intact

Omnivore, « ovni gastronomique » initié en 2003 par Luc Dubanchet, maintient au fil des années son objectif : défricher et mettre en avant la « jeune cuisine » (un mot qui a disparu de la grammaire du festival, mais l’esprit demeure) française et internationale afin de faire bouger les lignes. Si la direction a changé de main depuis 2020, Romain Raimbault s’attache lui aussi à soutenir et rassembler. Le quadra épicurien aspire à proposer de nouvelles pistes de réflexion et valoriser des démarches plus responsables et inclusives répondant aux problématiques sociales et aux enjeux environnementaux.

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2 | Une volonté de couvrir toutes les cuisines

Après une année de fermeture et de restrictions, cette nouvelle édition d’Omnivore est placée sous le signe de l’ouverture vers l’autre et entend couvrir tous les spectres culinaires. La thématique de cette année ? Démontrer que la cuisine est affranchie de l’ordre établi : il n’en existe pas une seule, mais autant que ceux et celles qui l’imaginent. En témoignent les invités de cette édition 2021 : Virgilio Martinez (Central, Lima), Rasmus Munk (Alchemist, Copenhague) ou encore Assaf Granit (Shabour, Paris). Comme l’explique Romain Raimbault à Atabula, certes il y a l’assiette, mais comptent aussi et surtout l’esprit de la cuisine, le respect humain de son auteur et ces petits plus qui donnent une âme à l’ensemble.

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3 | Vouloir remettre en question les modèles

Grâce aux conférences, Omnivore Food Festival valorise le travail des professionnels, mais aussi et surtout pousse à réfléchir aux grands enjeux de la gastronomie. C’est au sein des scènes talks open minded dédiées à la parole et à l’écoute que se tiennent témoignages et débats favorisant le décryptage des enjeux du métier. L’expérience au restaurant, la formation des équipes, le management bienveillant et les notions d’accueil et de partage seront, entre autres, les thématiques abordées.

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4 | Une plus grande ouverture vers le grand public

Si le festival Omnivore, évènement historiquement très b to b, s’était ouvert ces dernières années au grand public, cette année, il acte d’avantage cette volonté. Le festival s’adresse certes toujours aux professionnels de la cuisine et de la restauration, cependant, le grand public peut également accéder à la totalité des scènes, à l’offre food et au village des producteurs. Au programme, huit food trucks, 20 chefs en mode street food et 100 producteurs et exposants. Les prix ont également été revus à la baisse (15€ par jour, au lieu de 39€ les années précédentes).

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5 | Un festival, cinq scènes

Près de 200 invités d’ici et d’ailleurs vont animer la 16e édition de l’Omnivore Food Festival à travers 120 masterclasses et tables rondes réparties sur les cinq scènes. Au programme, la Grande Scène, la scène Talks dédiée aux débats, ou encore la scène Artisan mettant en lumière le travail des hommes et femmes qui travaillent la terre. La scène Liquide porte quant à elle sur l’approche globale de la culture liquide, alors que la scène Origines fait la part belle aux dégustations et échanges autour des produits et savoir-faire. 

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6 | Le Pérou et la Vallée de la Gastronomie à l’honneur

En cette édition 2021, le Pérou et la Vallée de la gastronomie sont à l’honneur. En partenariat avec Prom Perou, le festival accueille des chefs, producteurs et bartenders de Lima et d’ailleurs afin de comprendre, grâce à des masterclasses, conférences, rencontres et dégustations, pourquoi ce pays est devenu une destination gastronomique incontournable. La Vallée de la Gastronomie, couloir d’influences favorisant la circulation de produits et savoir-faire, est également représentée du Nord au Sud par des femmes et hommes passionnés qui élaborent, transmettent et cuisinent. 

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7 | Déjeuner et goûter sur Omnivore…

Pour ceux qui ont connu Omnivore à la Mutualité, ils se rappellent que l’on ne mangeait pas pendant le festival, si ce n’est quelques grignotages sponsorisés par les partenaires de l’événement. Changement total depuis que celui-ci s’est installé au Parc Floral. Dans le cadre d’un food court, les festivaliers pourront apprécier des propositions salées et sucrées. Parmi les chefs présents : Ismail Guerre-Genton (Empreinte, Lambersart), Adeline Grattard (YamTcha, Paris), François Josse (Taillevent, Paris) ou Nina Métayer (Délicatisserie). 

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8 | … Et diner ailleurs

Cette année, Omnivore propose six « fucking dinners » hors les murs du festival : Matthias Marc, Arnaud Laverdin et Rémy Havetz à Liquide (samedi, 20h) ; Yannick Tranchant et Vivien Durand à l’Escargot 1903 (samedi 20h) ; Gianmarco Gorni, Maud Saddok et Thomas Chisholm à Goguette (dimanche, 20h) ; Mauro Colagreco, Virgilio Martinez et Pia Leon à Grand Coeur (lundi, 20h) ; Alessandra Montagne, Connie Zagora et Mikaela Liaroutsos à Nosso (lundi, 20h) ; Yves Camdeborde et Georgiana Viou au Relais Saint-Germain (lundi, 20h). 

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9 | L’Omnivore Food Guide en ligne

Cette année, la sélection « subjective qui rassemble toutes les tables, des grandes, des bistrots, de la street food et des caves à manger au goût d’Omnivore » se découvre en libre accès sur le site. Profitez-en ! Lien vers le guide

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10 | Paris Coffee Show

En parallèle d’Omnivore, un petit peu dans l’ombre, se déroule le Paris Coffee Show Friends. Au programme : des workshops, des démonstrations et des dégustations. Ce festival est librement accessible pour les visiteurs d’Omnivore. Lien vers le festival

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11 | La sélection Atabula

Dans l’imposante programmation, Atabula a retenu x événements à ne pas rater :

Virgilio Martinez, parce qu’il est bien plus qu’un chef. En France, sa parole est rare (logique pour un chef qui travaille au Pérou), et pourtant. Il parle d’écosystèmes, d’expérimentations perpétuelles, de percussions des goûts et de nouveaux projets. Bref, un chef passionnant | Grande Scène, samedi, 17h10

Rasmus Munk, parce qu’il dirige l’une des tables les plus excitantes du moment, Alchemist, à Copenhague. Forcément, un repas qui frôle les 50 services, qui bouscule le mangeur, ça intrigue. Il sera là, sur scène, pour en parler | Grande Scène, dimanche, 17h10

Sébastien Vauxion, parce qu’il révolutionne le restaurant avec ses propositions sucrées décoiffantes et d’une rare digestibilité ; à déguster en saison du côté de Courchevel | Grande Scène, dimanche, 15h

Michel Bras, parce que… c’est Michel Bras | Scène Talks, dimanche, 11h10

Frédéric Molina, parce qu’il est un chef extraordinaire et un homme remarquable. A l’image de sa cuisine, il respire la sincérité et l’authenticité. Un individu aussi discret que talentueux | Grande Scène, dimanche, 12h

Entretenir la flamme, parce que c’est LE sujet qui agite et bouscule le monde de la restauration aujourd’hui. Les questions des ressources humaines et du management se devaient d’être abordées ; elle se seront sur le festival | Scène Talks, samedi, 12h30

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12 | Omnivore pratique

Le festival a lieu du samedi 11 au lundi 13 septembre | De 10h à 18h | Lien pour la billetterie | Tarif : 15€ par jour | Métro : Château de Vincennes (ligne 1) ; Vincennes (RER A) ; Bus lignes 46 et 112 ; à 5 minutes du périphérique, sortie Porte de Vincennes, Porte Dorée ou Porte de Charenton ; plusieurs stations de Vélib’ à proximité (12125, 12124, 43401, 41301)


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Photographie | M. Bandassak

Atabula 2020 - contact@atabula.com
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