World’s 50 Best Restaurants 2021 : tout savoir en 11 points

Après une édition 2020 avortée pour cause de pandémie, le classement du World’s 50 Best Restaurants remet le couvert ce soir, mercredi 5 octobre, à Anvers (Belgique). Qui sera en tête du classement, la place des Français, le contrôle des votes, système éthique ou en toc, présentation en 11 points de l’édition 2021. 


Noma en tête du classement ?

Pas impossible du tout que le restaurant de René Redzepi, triplement étoilé au Michelin il y a peu, reprenne la première place du classement. Comme nous l’avions écrit en décembre 2019 sur Atabula, avant la pandémie, le chef du Noma comptait bien se donner les moyens pour retrouver une place qu’il a déjà occupé en 2010, 2011, 2012 et 2014. Grâce à son déménagement, il échappe à la règle du « Best of the Best » qui veut qu’un numéro un ne puisse se retrouver dans le classement. Ayant pris la seconde place, derrière le Mirazur, en 2019 (il n’y a pas eu de classement en 2020), tout porte à croire que Noma retrouve le sommet du classement. 

La rumeur Dominique Crenn

Et si c’était elle ? Classée à la 35e position du classement 2019, la Française Dominique Crenn pourrait faire un joli bond cette année. Une rumeur la placerait même… à la première place. Installée à San Francisco depuis 1988, la Versaillaise d’origine a décroché la troisième étoile au guide Michelin en 2018. En 2016, le 50 Best lui accordait son « World’s Best Female Chef » et, il y a quelques jours, elle recevait un « Icon Award » à Paris. C’est à cette occasion qu’elle a annoncé ouvrir prochainement une table à Paris, French Nola, dédiée à la cuisine de La Nouvelle Orléans. 

Cinq places difficiles à défendre pour la France

En 2019, cinq tables françaises s’étaient imposées dans les 50 premières places : au sommet, le Mirazur de Mauro Colagreco. Avec la règle du « Best of the Best », la table de Menton quitte le classement. L’Arpège avait pris la huitième place. Mais comment la table parisienne d’Alain Passard pourrait conserver une telle position après avoir été fermée pendant de très très longs mois ? Septime, le restaurant de Bertrand Grébaut, avait bondi à la quinzième place, devançant le Plaza Athénée d’Alain Ducasse d’une courte tête. Avec le départ de ce dernier, le restaurant gastronomique du palace parisien devrait disparaitre du classement. Enfin, Alléno Paris au Pavillon Ledoyen prenait la 25e place en 2019. Le restaurant triplement étoilé pourrait glaner quelques places cette année.

51-100 : la bande des quatre français

Ils sont quatre chefs français présents dans la « seconde » liste, classés entre la 51e place et la 100e. Eric Frechon attrape la 83e place (Epicure, Paris), Christophe Pelé (Le Clarence, Paris) le talonne à la 84e place. David Toutain (restaurant David Toutain, Paris) s’accroche à la 86e place, tandis que l’exceptionnelle Grenouillère d’Alexandre Gauthier se contente de la 91e place alors qu’elle devrait plutôt se trouver très haut dans le top 50. Mais se rendre à la Madelaine-sous-Montreuil, c’est plus difficile que de se rendre à Paris… 

Un 50 Best sans Hélène Pietrini, mais avec Nicolas Chatenier

En décembre 2020, la directrice du 50 Best, Hélène Pietrini, annonçait son départ pour rejoindre La Liste. Un choix qui avait fait sourire tout le petit milieu de la gastronomie puisque le fameux et fumeux algorithme de La Liste avait toujours été très critiqué, vilipendé même, par celle qui la dirige désormais. En revanche, la France conserve toujours son « chairman », en la personne de Nicolas Chatenier. Ce dernier, qui avait succédé à Andrea Petrini, féru de tables plutôt « bistronomiques », se bat pour la valorisation de la haute gastronomie française dans le classement. 

172 chefs attendus à la cérémonie et seulement…. Cinq Français !

Selon nos informations, quelque 172 chefs seront présents à la cérémonie, dont seulement cinq Français. Sur le top 50, il devrait y en avoir 42.

Contrôle des votes 

Le cabinet Deloitte continue sa mission de vérification des votes. Il veille à l’authenticité du process de vote et de la liste qui en résulte. Reste le principal souci : l’absence quasiment totale de vérification des preuves que tel votant s’est rendu dans tel restaurant. Certains envoient un justificatif, mais d’une part ce n’est pas obligatoire, d’autre part, cela reste une infime minorité des votants. 

Classement éthique ou en toc ?

Au fil des années, chacun s’est fait son avis sur ce classement. Réseautage, jeux d’influence, invitations des jurés à gogo, enjeux politiques, influence des responsables de région, la liste des reproches est longue comme un menu dégustation… Les chefs, en bons compétiteurs, prennent le classement comme un défi annuel, tous connaissant d’ailleurs les errements du système. « Au moins, nous nous retrouvons tous une fois l’an pour échanger et faire la fête » expliquait à Atabula un chef étoilé à Atabula il y a peu. Mais tant qu’aucun justificatif d’être allé dans tel ou tel restaurant ne sera demandé aux votants, le 50 Best ne pourra jamais prétendre à la moindre éthique. À l’éthique est préféré le toc bling bling et festif. Un choix plus ou moins assumé. 

Les votes, sur quelle période ?

Avec la pandémie qui a bousculé tous les agendas, le classement 2021 succède donc à l’édition 2019. Sont pris en compte les votes de cette année, mais également ceux qui auraient dû enrichir et définir le classement 2020. 

Sabrina Ubinana à la place de l’agence Pascale Venot

Avec le départ d’Hélène Pietrini à La Liste, l’agence de communication Pascale Venot a suivi le même chemin. Impossible donc de travailler simultanément pour les frères ennemis. C’est la free-lance Sabrina Ubinana-Fournier qui a récupéré le budget français. La France est le seul pays à ne pas être sous la coupe de l’agence anglaise Finn Partners pour la communication du 50 Best. 

Comment suivre l’événement sur le net ?

La cérémonie, qui se déroulera à 16h30 CET sera diffusée sur Facebook et Youtube.


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Photographie | DR

Atabula 2020 - contact@atabula.com
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